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Tale me more - Page 3

  • Revenez !!! (Soufflé par ma femme, très bon ;)

    becoming-obama.jpgDevenir, Michelle Obama

    C'était mon idée pour le book-club thème "Michel" (on a fini par faire le tour des thèmes évidents), que j'avais envie d'entendre aussi au féminin. Je ne m'étais bien sûr pas demandée si j'avais vraiment envie de lire ce bouquin. Nous sommes assez loin de mes goûts avec cette autobiographie people, j'ai mis du temps à me lancer.

    C'était un peu comme assister à un meeting de campagne super bien foutu. Je suis ravie, j'ai des étoiles démocrates plein les yeux et je vote Obama. Elle ou lui, m'en fous. Il est où mon bulletin?

    Le texte est dynamique, très simple, efficace. Droit au but. D'ordinaire je suis assez moqueuse envers ce genre de facilités presque publicitaires, mais il y avait un côté personnel, intime, chaleureux qui compensait largement l'ode à Barack et les politesses de circonstances (remercier chaque personne géniale qui a croisé sa route par exemple).

    Elle fait aimer sa famille, ses enfants, son mec, ses propres choix de vie, sa personnalité. Étonnante découverte.

    Le plan est simple, on commence par son enfance ("Devenir moi") dans un quartier peu favorisé, par la peinture d'un milieu social modeste, d'une scolarité marquée par les inégalités et de la condition d'afro-américaine qu'il est très difficile de saisir, vu de France. La question est au cœur du livre, c'était passionnant.

    C'était ma partie préférée, avec ses réflexions sur l'école, l'urbanisme, tout ce qui favorise ou non les mixités. Et son parcours professionnel, dont j'ignorais presque tout.

    Dans la partie "Devenir nous", j'ai attendu sa rencontre avec Barack. C'était pudique et romantique, attendrissant. Super portrait du mari idéal jusque dans ses défauts, l'humain avant le président. J'ai imaginé le livre qu'écrirait Mélania Trump ...

    C'était tout aussi intéressant de suivre l'ascension politique et la campagne présidentielle, du point de vue de sa femme ("Devenir plus") . La difficulté de concilier vie de famille et vie publique, le sacrifice partiel de sa propre carrière. Puis, après l'élection, d'apprendre des choses sur la vie domestique à la Maison Blanche, sur les coulisses du pouvoir, la place complexe de première dame, l'impact sur les enfants.

    En résumé, très humain, une véritable vitrine pour le couple Obama, habilement tournée. J'ai l'impression de les connaître et je veux un hug !

    J'ai eu envie de le conseiller, mais qui lirait ça ?

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  • Ô rage sanguine

    got t8,noces pourpres,game of thrones,winter is cooling,banquetLes noces pourpres (Trône de fer T8), G.R.R. Martin

    Nouvelle bizarrerie de mon esprit, avec le retard de mes chroniques, j'avais pu écrire sans problème en septembre sur une lecture bien antérieure. Mais pas sur cette lecture-ci, qui date de la fin août. Celle-ci est bloquée. Je sais pourquoi, je sais aussi que ce blog, ouvert après une rupture, est étroitement lié à mon état émotionnel et affectif. Bien plus qu'à mes lectures à vrai dire... Qu'il s'arrête quand je n'ai pas le temps d'une vie intérieure ou que j'esquive mes émotions. Tant que tout n'est pas dit. Soit. Ce ne sera pas la première fois que je déroge à la protection de mes données personnelles.

    Ce tome 8 n'est plus que cela : le dernier livre que j'ai lu avant la mort de ma mère.

    Ce pauvre livre n'en pouvait rien deviner, bien sûr, non plus que moi. C'était le plaisir bien assumé et savouré de la fin de mes vacances, qui n'ont pas été reposantes cette année et lors desquelles je n'ai quasiment pas pu tourner une page. Une orgie d'aventures et de rebondissements. Nous sommes à présent bien au coeur de la saga, avec nos personnages préférés et bam, c'est ici que tout explose. Ces noces pourpres portent bien leur nom... J'ai été scandalisée par la disparation de quelques héros que j'aurais aimé voir aller plus loin !  Sur le moment, j'ai ronchonné. Je me suis demandé avec qui j'allais poursuivre, si je n'avais plus mes favoris.

    Voilà. Je m'arrête à ça. Je renouvelle mes encouragements à ceux qui hésitent. C'est une bonne série.

    C'était aussi désagréable à écrire que je l'appréhendais. Stupidement futile. Amèrement nécessaire. Passons. Comme tout passe et disparaît.

     

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  • Filtre à particules

    jardins de poussiere, ken liu, belialJardins de poussière, Ken Liu

    J'avais beaucoup aimé un autre recueil de nouvelles du même auteur, La ménagerie de papier. Barre sans doute un peu haute, par conséquent, pour jardins de poussière, qui ne m'a pas autant transportée, bien que tout aussi  poétique. Peut-être simplement l'effet "2e tournée". Les textes au potentiel évident ont déjà été rassemblés et publiés, on est dans le second choix. Il faudrait regarder à la loupe les dates d'écriture des nouvelles pour étayer cette hypothèse.  

    Je me demande ce qui distingue les deux recueils. Celui-ci m'a semblé manquer de cohérence, mais quand j'y réfléchis, le premier aussi était très éclectique, on y passait aussi d'un domaine à l'autre de la science-fiction, alors il serait surprenant que ça tienne aux sujets abordés. 

    Quels thèmes récurrents ai-je trouvé ? Le souvenir, la mémoire et, non sans lien, le thème du départ, de l'exil volontaire ou non. 

    Les parents ont une part importante ( c'était au cœur de la nouvelle La ménagerie de papier) et là encore, c'est en lien avec la mémoire, la séparation du deuil. 

    Côté modernité, on se retrouve parfois assez proche de l'excellente série Black Mirror, avec des réflexions autour de l'humain augmenté, des cryptomonnaies, ou de l'implantation de nos consciences dans des machines, la dématérialisation du corps.

    L'intelligence artificielle est très souvent présente, ainsi que divers concepts scientifiques assez poussés et vertigineux pour m'effrayer un peu, comme c'est le cas chaque fois qu'on me parle d'espaces à plus de 3 dimensions. 

    Je me suis sentie moins "empoignée", moins sollicitée humainement. Une nouvelle évoquait la discrimination raciale à l'embauche. Hors de celle-ci, j'ai peu senti l'emprise des questions quotidiennes. Oups, si quand même, l'écologie, bien sûr. En tête des thèmes quand on fait de la science-fiction aujourd'hui. 


    C'était tout de même un beau recueil, ne vous méprenez pas. Même dans la qualité, on peut comparer et ordonner. 

    Soit. Je ne cherche plus. Il y a parfois des mystères, des alchimies qui ne se font pas alors que tous les ingrédients y sont. 

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  • Affaires internes

    désarrois, perturbé et perturbant, torless, moyenne pioche, trop de têteLes désarrois de l'élève Törless, Robert Musil

    Impossible de me souvenir pourquoi j'avais l'impression de connaître ce titre depuis très longtemps. Comme on connait de nom des classiques, sans les avoir encore lus. C'est une émission radio ( sur le harcèlement ? le bizutage ? l'école ?) qui a ravivé l'envie de le lire.

    1906 la première publication. C'était tout à fait mon genre d'écriture, celle que je lisais ado, celle de la bibliothèque familiale, ce qui ne sera jamais désagréable. Mais je pense que ça n'avait pas la portée d'un classique, ni d'un livre que j'aimerais relire ou partager. 

    Le texte est froid, perturbant, très cérébral et pour une histoire de persécution entre jeunes garçons dans l'école militaire où ils sont pensionnaires, je n'ai pas souvenir que ça m'ait beaucoup émue. Je n'ai pris parti pour personne, je ne sais trop pourquoi. J'ai laissé à Törless son désarroi moral sans arriver à le partager.

    Pourtant je ne peux pas faire le reproche d'un manque de réalisme. Il se pose de bonnes questions.

    Peut-être que tout était un peu trop sous-entendu, y compris le thème principal et les questions sexuelles (prostitution, viols entre les élèves). Le sous-texte, c'est délicieux si c'est ludique, amusant, ironique, complice. sinon, un peu de clarté ne nuit pas. L'esprit des autres est bien trop souvent un puits insondable pour moi. Si même lire ne m'éclaire plus... 

    Je ne vais pas dire mauvaise pioche... il y avait quelque chose.

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  • Biblevesée

    jerusalem, saramago, tavaresJérusalem, Gonçalo M. Tavares

    J'avais raison de me méfier de la mention "prix Saramago"... c'est exactement ce genre de livre-là, le prix était sur-mesure. C'était tarabiscoté, pesant, triste, avec des personnages solitaires, errants, malheureux, ceux qui ne sont pas passés par la case "asile" surpassant en étrangeté les autres. Je pense au mari médecin.

    Je vais faire court (j'ai l'impression que c'est tout ce qu'on attend de moi) : comme ça ne me plaisait pas beaucoup, j'ai fait en sorte de ne rien comprendre.

     

     

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