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Tale me more - Page 3

  • Session de rattrapage

    Enfants_derniere_pluie_guerin.pngLes enfants de la dernière pluie, Françoise Guérin. L'auteure nous avait mises au défi, avec C'era, de retrouver le lieu où a été prise la photo de couverture. Défi relevé avec succès ! Décidément, cette femme qui sait jouer, qui écrit d'excellents romans et m'a réconciliée avec les psys me plaît de plus en plus. Du coup je lui pardonne d'enfoncer jusqu'au cou son flic dans une enquête centrée sur le personnage de son frère et sur l'établissement de soin dans lequel vit celui-ci. J'ai largement attaqué mon transfert :p

     

    Rainbow_warriors_ayerdhal.pngJ'enchaînais ensuite, avec plus de circonspection, sur Rainbow warriors, d'Ayerdhal. Vu le sujet annoncé - une armée de Lesbiennes, Gays, Bi(s?) et Trans - je m'attendais à quelque chose comme une comédie assez délirante. (Et un peu de sexe, hein, Sound? - Mouarf. Ta g**** ! ) En réalité il s'agit d'un roman presque sérieux de... guerre. Oui, de guerre. Logique, c'est une armée. Certes, c'est délirant - dans les coins - et militant aussi, puisqu'il s'agit de faire tomber une dictature, homophobe comme savent l'être les dictatures, généralement assez coincées sur la question, mais au final c'est surtout : entraînement, préparatifs, stratégies, combats. Les personnages sont trèèès nombreux. Ce n'est pas l'agence tous risques, qui boucle n'importe quelle mission avec 4 ou 5 types.  Politiquement, ça nous chatouille bien sur les gouvernements qui savent fermer les yeux pour peu que s'en mêlent quelques intérêts économiques.

     

    ile-chasseurs-oiseaux-may.png

    L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May, qui m'a été conseillé de toutes parts, fut l'un des bons romans de l'été. L'enquêteur revient dans sa région natale au nord de l'Ecosse. Voir en gros ce que j'ai dit du Livre de Joe. Parce que c'est toujours la même histoire  les secrets enfouis, les gens que l'on a fuis et qu'il faut affronter. Le petit plus, c'est le décor, assez sauvage. Et le dénouement, dont je ne me suis pas vraiment pré-occupée, séduite que j'étais par ma lecture. Bon, je n'insiste pas, le nombre de commentaires sur l'article de C'era m'a assez indiqué que j'étais la seule à ne pas l'avoir encore lu !

     

    trone de fer martin.pngLe trône de fer, George R.R. Martin. J'ai cédé au succès du bouquin et surtout de la série. Par curiosité. Mais ce n'est pas si mal. Par contre quelle galère pour s'y retrouver dans les éditions, puisque l’œuvre originale était découpée d'une certaine façon et que pour vendre 3 bouquins au lieu d'un seul, les éditeurs français ont encore fractionné. Avant de revendre la même chose sous la forme des "intégrales" qui correspondent en fait au découpage normal de départ... j'en ai donc lu 2, soit l'intégrale 1 ou encore "A game of thrones". Ne justifie peut-être pas l'ampleur de son succès mais reste un roman prenant, plein d'aventures, de nobles sentiments et de sang versé. Ma préférence va à Daenerys, personnage en déploiement constant. 

    Nous regardons la série au fur et à mesure de notre progression dans la lecture et je trouve l'adaptation très fidèle. Ce qui me rend d'autant plus furieuse lorsque je constate ce sur quoi portent les rares changements. Exemple, une scène, qui était toute fraiche dans ma mémoire : audience auprès du roi, le responsable de la garde explique qu'il a besoin de renforts car avec le tournoi, beaucoup trop de chevaliers arrivent en ville et qu'il faut gérer les beuveries, les bagarres, les meurtres et les viols. Étrangement, la même réplique télévisée voit disparaître la mention du viol.... Et je sais que j'ai noté la même chose à un autre endroit. Ou comment ne surtout pas inclure les agressions sexuelles dans une liste de comportements dénoncés, dans une série qui ajoute au texte initial des scènes de sexe supplémentaires, bien crues, et participe à l'ambiance générale médiatique qui rabaisse l'homme et l'assigne à un statut de machine à "défoncer" (je prélève ce mot -  employé par l'homme pour signifier sa satisfaction après un rapport sexuel - dans un film vu cette semaine).

     

    lettres interieur  marsden.pngLettres de l'intérieur, John Marsden. Parce qu'il traîne dans ma liste depuis très longtemps avec l'étiquette mentale "grand classique des lectures de collégiens". Sans prétention et sans grand effet sur moi. Gentil. La fin est on ne peut plus énervante. Ce critère suffit à se faire remarquer, cela dit. Un peu comme faire un scandale au restaurant.

     

     

     To be continued...

  • Dernières lectures

    02/11/15 - Rosa Candida ***

    28/10/15 - Iris chevalier 2,   3*

    24/10/15 - Un secret, Grimbert 2+

    23/10/15 - Quand le diable sortit de la salle de bain 2+

    20/10/15 - La logique de l'amanite 2+

    15/10/15 - Les contes de crimes, P. Dubois 1+

    10/10/15 - Il n'y a pas de parent parfait, Isabelle Filliozat 2+

    08/10/15 - Un bûcher sous la neige, Susan Fletcher 2+

    29/09/15 - L'évolution des espèces, Hervé & Poinsot

    28/09/15 - L'armoire des robes oubliées, Riikka Pulkkinen

    20/09/15 - L'oeuvre de Dieu, la part du Diable, John Irving

    19/09/15 - Lettres de l'intérieur, John Marsden

    23/08/15 - Le trône de fer (intégrale I), George R.R. Martin

    18/08/15 - L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter May

    11/08/15 - Rainbow warriors, Ayerdhal

    06/08/15 - Les enfants de la dernière pluie, Françoise Guérin

  • Source d'ennuis

    livre-joe-tropper.pngLe livre de Joe, Jonathan Tropper

    Joe n'est pas heureux, mais il est célèbre. Auteur d'un roman à succès, il vit à Manhattan avec tout ce qui va bien, le grand appart, la voiture de sport, les nanas et assez de billets dans son portefeuille pour en faire un oreiller de secours.

    Et qu'advient-il, dans les romans, aux personnages pas trop heureux?
    Ils trouvent le bonheur.
    Et comment ?
    En trouvant/retrouvant la femme de leur vie.

    Mais avant, ils en bavent un peu, histoire de la mériter. Même dans les contes de fée on en passe par là : forêt, dragon, belle-mère...

    Heureusement le destin est là pour aider Joe en lui fournissant les emmerdes nécessaires, sous la forme d'un retour aux sources. LE célèbre retour aux origines (=la forêt), avec la famille qu'on n'a fait que fuir depuis des années, les ex qu'on a jamais pu oublier, les potes d'enfance, la nouvelle génération qui évoque l'ancienne. Bref, le bon gros gâteau de culpabilité et son glaçage de secrets dans le placard.

    Les ingrédients sont bien connus, le reste n'est qu'agencement. La patte du chef. Ce fameux truc qui m'échappe toujours aux fourneaux et qui fait qu'en suivant scrupuleusement la recette j'arrive... ailleurs. Demain je dois faire un far aux pruneaux.

    Pour Joe, c'est le père mourant qui est le déclencheur. C'est souvent comme ça d'ailleurs, souvent la mort (des autres, c'est plus pratique) qui ouvre la voie au renouveau personnel. Lâcheté normale de l'humain pour qui le coup de pied au cul salutaire doit avoir la force d'un bâton de dynamite. 

    Alors bien sûr, Joe ne s'entendait pas avec son père. Bien sûr il retrouve son frère qui, lui, est resté dans le trou perdu de Bush Falls, il retrouve son ex, ses potes d'enfance et l'inévitable Ennemi, le grand méchant des histoires pour les grands. Souvent un pauvre type qui tyrannise les gamins au collège et qu'on retrouve 20/30 ans plus tard pilier de bar , encore plus aigri et violent (=le dragon).

    Et je vous livre l'ingrédient secret du chef : le livre de Joe !

    Il se trouve que si Joe est devenu célèbre, c'est grâce à un roman incisif, qui ridiculise les moeurs provinciales de... bah de tous les gens qui justement étaient, et sont encore, dans le bled de son enfance. Et il n'y est pas allé de main morte, le bougre... Et il y a eu une adaptation en film, qui a encore décuplé l'audience. Du coup, les gens ne sont pas très gentils avec lui, quand il revient.  Sa belle soeur (=la belle-mère), par exemple, qui aurait préféré passer à la postérité dans une autre scène que celle d'une fellation...

    Schéma prévisible, donc, mais lecture tout à fait agréable, prenante. Je n'ai pas eu beaucoup d'affection pour le petit Joe, ni le grand, mais de souvenirs en souvenirs, d'échos entre passé et présent, je me suis prise à chercher le secret le plus noir de son passé, celui qu'il allait devoir affronter et surmonter. Et à attendre qu'il l'embrasse, sa gonzesse.

    C'est très américain. Sport et sexe. A mi chemin entre le roman qui se lit bien et la littérature. La complaisance pour l'auto-apitoiement et le manque de maturité du héros sont compensées par les deux personnages des amis d'enfance et par les souvenirs de cette époque.

     

  • Au coin !

    vie-tres-privee-sim-jonathan-coe.pngLa vie très privée de Mr Sim, Jonathan Coe

    Si la vie de Maxwell Sim est si privée, c'est surtout parce qu'il n'y a pas grand monde avec qui la partager. Sa femme est partie avec leur fille, lasse de cotoyer un homme si peu expansif et d'en recevoir si peu de soutien. Il lui reste un père, avec lequel il ne s'est jamais vraiment entendu et qui vit à présent en Australie.  Et peut-être quelques vagues relations de travail.

    Rien de folichon jusqu'à ce qu'il s'immisce dans l'intimité d'une mère et sa fille et se dise qu'il a peut-être manqué quelque chose. Justement se présente l'oportunité d'une expérience nouvelle : aller au coin.

    Une entreprise expédie à des fins promotionnelles des employés aux quatre points cardinaux extrêmes du Royaume Uni. Maxwell hérite du nord et d'un GPS sexy en diable...

    Du Jonathan Coe tout craché, un modèle du genre. Le roman boucle parfaitement, comme toujours, en éclairant et en assemblant différentes pièces du puzzle. On y trouve tous les thèmes récurrents que je ne cite plus. Je souligne tout de même l'importance, une nouvelle fois, de la famille. Après les femmes de La pluie avant qu'elle tombe, les hommes sont à l'honneur au travers d'une délicate relation père-fils.

    Beau morceau, même si mon "top 3 Coe" reste inchangé. 

    Il ne m'en reste plus qu'un à présent : Expo 58. Heureusement que le monsieur écrit vite!

     

  • Enquête au porte-à-porte

    lisa gardner,maison à coté,bon polar,tonnes de suspects,il vous faut quoi  de plusLa maison d'à côté, Lisa Gardner

    Ce n'est pas une entorse à la règle du "stop thrillers", quand même pas dès ma première lecture estivale, pour qui me prenez-vous? Ce livre-ci compte pour juin, date à laquelle il aurait dû être terminé s'il ne s'était avéré que le livre audio, emprunté à la médiathèque, était salement rayé à partir de la 20e piste. A la première coupure je me suis crispée sur le volant. A la 2e j'ai commencé à pester de manière très impolie. Vous n'êtes pas sans savoir combien je suis attachée à l'intégrité d'un texte. Un mot illisible, une page arrachée dans un coin, une phrase sautée et c'est le drame, le début de terribles désordres psychologiques.

    J'ai tenu 4 ou 5 pistes comme ça mais toute mon imagination n'a pas suffi quand les rayures sont devenues des canyons me faisant sauter 30 secondes d'un coup. C'est dingue ce qui peut se passer en 30 sec. de lecture ! Bien sûr le livre papier était absent du catalogue médiathèque. Toutefois je l'ai trouvé chez Gibert! C'est à dire qu'il était en stock dans leurs fichiers, mais impossible de mettre la main dessus en rayon. Bref, il m'a fallu plus d'un mois pour mettre la main sur les quelques heures manquantes, que j'ai enfin écoutées sur la route des vacances.

    C'est un roman génial , avec un vrai suspense, même si on pense que... 

    L'enquêtrice est drôle comme tout, et - je me retiens de l'écrire en très gros caractères - elle n'est personnellement pour rien dans cette histoire. Elle est célibataire  ne traîne aucun vieux démon qui ressurgit pour poluer son travail. Elle se contente de saisir des ordinateurs, d'analyser des couvre-lits et d'interroger des suspects!

    Tiens j'ai oublié de vous dire qu'une gentille prof, discrète mère de famille a disparu. Ou plutot je l'avais bien mieux dit dans une première version de mon article disparue elle aussi, avant-hier, la faute à une connexion internet un peu taquine. 

    C'est le sujet du livre, cette disparition, avec la petite fille qui dort encore sagement dans son lit quand le mari rentre, mais plus trace de la femme, en dehors d'une lampe brisée. Et les suspects sont délicieusement nombreux, à commencer par le mari qui doit sans cesse se répéter d'avoir l'air éploré. Mais il y a aussi le délinquant sexuel du quartier, un amant potentiel, un élève amoureux et un grand-père indésirable.

    J'ai aimé me faire mener en bateau!

    A lire pour passer un bon moment.