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Médecine générale

  • Bourrage de crabes

    Austen, persuasion, who's who, Persuasion, Jane Austen

    Un autre coup de cœur de mes comparses de bookclub. (Il ne m'en restera plus qu'un à lire, mais je ne suis pas pressée, il a été unanimement décrit comme déprimant).

    Le bel officier de marine qui faisait battre le cœur de notre jeune héroïne était trop impécunier au goût de son père, un aristo lui-même désargenté mais drapé dans ses titres et son orgueil. Elle l'a repoussé en soupirant quelques années auparavant, le voici qui revient, plein de gloire militaire et les poches pleines. Que va-t-il bien pouvoir se passer ?

    Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer Persuasion à Northanger Abbey tant il lui ressemble, en moins réussi, en moins incisif. Les caractères sont un peu les mêmes, les lieux n'en parlons pas. Tout ce beau monde se jauge, pèse la valeur des uns et des autres sur le marché matrimonial. Bien sûr que dans une romance réussie, tout le monde sait que le couple va se retrouver à la fin, après avoir surmonté quelques obstacles. On va dire que cette fois c'étaient quelques petits rondins et que la promenade manquait de piquant.

     

     

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  • Ô rage sanguine

    got t8,noces pourpres,game of thrones,winter is cooling,banquetLes noces pourpres (Trône de fer T8), G.R.R. Martin

    Nouvelle bizarrerie de mon esprit, avec le retard de mes chroniques, j'avais pu écrire sans problème en septembre sur une lecture bien antérieure. Mais pas sur cette lecture-ci, qui date de la fin août. Celle-ci est bloquée. Je sais pourquoi, je sais aussi que ce blog, ouvert après une rupture, est étroitement lié à mon état émotionnel et affectif. Bien plus qu'à mes lectures à vrai dire... Qu'il s'arrête quand je n'ai pas le temps d'une vie intérieure ou que j'esquive mes émotions. Tant que tout n'est pas dit. Soit. Ce ne sera pas la première fois que je déroge à la protection de mes données personnelles.

    Ce tome 8 n'est plus que cela : le dernier livre que j'ai lu avant la mort de ma mère.

    Ce pauvre livre n'en pouvait rien deviner, bien sûr, non plus que moi. C'était le plaisir bien assumé et savouré de la fin de mes vacances, qui n'ont pas été reposantes cette année et lors desquelles je n'ai quasiment pas pu tourner une page. Une orgie d'aventures et de rebondissements. Nous sommes à présent bien au coeur de la saga, avec nos personnages préférés et bam, c'est ici que tout explose. Ces noces pourpres portent bien leur nom... J'ai été scandalisée par la disparation de quelques héros que j'aurais aimé voir aller plus loin !  Sur le moment, j'ai ronchonné. Je me suis demandé avec qui j'allais poursuivre, si je n'avais plus mes favoris.

    Voilà. Je m'arrête à ça. Je renouvelle mes encouragements à ceux qui hésitent. C'est une bonne série.

    C'était aussi désagréable à écrire que je l'appréhendais. Stupidement futile. Amèrement nécessaire. Passons. Comme tout passe et disparaît.

     

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  • Affaires internes

    désarrois, perturbé et perturbant, torless, moyenne pioche, trop de têteLes désarrois de l'élève Törless, Robert Musil

    Impossible de me souvenir pourquoi j'avais l'impression de connaître ce titre depuis très longtemps. Comme on connait de nom des classiques, sans les avoir encore lus. C'est une émission radio ( sur le harcèlement ? le bizutage ? l'école ?) qui a ravivé l'envie de le lire.

    1906 la première publication. C'était tout à fait mon genre d'écriture, celle que je lisais ado, celle de la bibliothèque familiale, ce qui ne sera jamais désagréable. Mais je pense que ça n'avait pas la portée d'un classique, ni d'un livre que j'aimerais relire ou partager. 

    Le texte est froid, perturbant, très cérébral et pour une histoire de persécution entre jeunes garçons dans l'école militaire où ils sont pensionnaires, je n'ai pas souvenir que ça m'ait beaucoup émue. Je n'ai pris parti pour personne, je ne sais trop pourquoi. J'ai laissé à Törless son désarroi moral sans arriver à le partager.

    Pourtant je ne peux pas faire le reproche d'un manque de réalisme. Il se pose de bonnes questions.

    Peut-être que tout était un peu trop sous-entendu, y compris le thème principal et les questions sexuelles (prostitution, viols entre les élèves). Le sous-texte, c'est délicieux si c'est ludique, amusant, ironique, complice. sinon, un peu de clarté ne nuit pas. L'esprit des autres est bien trop souvent un puits insondable pour moi. Si même lire ne m'éclaire plus... 

    Je ne vais pas dire mauvaise pioche... il y avait quelque chose.

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  • Insul'air

    j'étais vexée de lire moins que ma fille,king,tempete du siècle,méchant contre gentil,population pourrie jusqu'à la moelleLa tempête du siècle, Stephen King

    Les lectures se bousculent au portillon. Deux articles la même semaine ! Le tout pour un blog à 3,5 lectrices, tandis que bientôt 4000 inscrits sur mon site réclament du contenu qui n'arrive pas... J'espère que vous êtes conscients du traitement de faveur dont vous bénéficiez ! 

    Merci ma femme pour ce conseil de lecture, je l'ai dévoré. Je préfère ce genre-là chez Stephen King, quand ce n'est pas purement de l'horreur. Je n'ai pas eu trop peur, j'ai trouvé le sommeil après chaque session. Toutefois je me serais bien passée des passages violents. Et merci, merci, enfin un Stephen King sans viol ! (je me demande s'il n'en mentionne pas un quand même... dans le passé de quelqu'un.) 

    Commentaire sur la forme, façon scénario : bof, ralentit la lecture sans rien apporter. 

    Sur le fond, du traditionnel, solide, efficace. Une petite île qui permet de former une communauté où tout le monde se connait (j'ai fait ma grosse feignasse, je ne me suis pas donné la peine de retenir le moindre nom). Une très grosse tempête, qui les coupe du reste du monde. Puis la touche King, dès le départ pour une fois, un gars avec un sceptre et des yeux qui tourbillonnent se met à assassiner ces pauvres insulaires, au petit bonheur la chance. Et quand il est mis en prison, rien ne s'arrête. (Bah oui, c'est magique). 

    Ce sale type est une franche réussite, cruel, impassible, prompt à dégainer en public sa langue de vipère et vos sales petits secrets cachés. 

    Et pour lui faire face, l'habituel type parfait, le bon flic, bon père, bon mari, droit comme la justice. 

    Dit comme ça, c'est très classique. Ce qui est le cas, mais c'était irrésistible, cette envie de tourner les pages pour comprendre. Mais que veut-il à la fin, ce mec sorti tout droit de l'enfer ? Et comment ça va finir ? (Dans ma tête, ça veut toujours dire "est-ce que les gentils qui sont morts ne seront plus morts à la fin?" mais étrangement, je suis souvent déçue. Cette manie des romanciers et des scénaristes de sacrifier les gentils et les chiens... tsss...) 

    Petit bémol, ne cherchez pas chez King de chouettes persos féminins complexes (remarquez... les mâles ne sont pas beaucoup plus riches psychologiquement). Ce sont de gentilles petites vieilles, des épouses acariâtres ou dévouées, presque toutes des mères d'ailleurs. Et là il a carrément évacué habilement tous les ados, pour pas s'emmerder.

    Si j'avais su j'aurais gardé ça pour les vacances.

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  • Dites "Aaarg"

    maladie de sachs, wincklerLa maladie de Sachs, Martin Winckler

    C'est marrant... L'auteur a le même nom que celui du Choeur des femmes ! Et tous deux écrivent des histoires de médecins qui étrillent la profession. D'ailleurs, ils sont tous les deux médecins et au fond, c'est eux-même qu'ils mettent en scène dans leurs récits. Ils ont en commun de penser qu'il faut en finir avec le soignant pontifiant, face au patient soumis et révérencieux. En finir avec la douleur, qui n'est pas une fatalité.

    On pourrait croire qu'il s'agit de la même personne. C'est d'autant plus troublant que si l'on consulte leur fiche sur livraddict et qu'on regarde leur photo, ils ont carrément la même tête ! Fascinant...

    Pour être précise, seulement presque la même tête. Mmmh c'est une question de proportion, si vous voulez mon avis. Celui de la maladie de Sachs a une bien plus grosse tête. Une très très grosse tête. Et à mon avis, si on recadrait la photo, ça vaudrait le coup de mesurer son tour de cheville.

    Le choeur des femmes fait partie des très rares livres qui ont changé ma vie. Il a complétement changé mon regard sur la médecine - en particulier la gynécologie, qui était au centre de l’œuvre -  il a même créé ce regard, une opinion et un engagement là où je n'en avais guère.

    La maladie de Sachs est presque son jumeau, on y retrouve tout, y compris la forme, fragmentée. Ici non seulement le récit s'assemble par petites touches, mais l'énonciation est atypique, il faut un petit temps d'adaptation. Tout est écrit du point de vue d'un patient, qui décrit ce que fait le médecin, à la 2e personne. On change de patient régulièrement mais plusieurs reviennent et l'ensemble finit par former un récit à suspense, car certains éléments ne trouvent qu'à la fin une explication. De même que d'autres destinées, que l'on pensait sans lien, finissent par se rejoindre; C'est habile.

    Le dernier quart efface l'ennui des débuts.

    En revanche, à message équivalent, la maladie de Sachs n'a pas l'humilité du chœur des femmes, loin s'en faut. Mais ce n'est peut-être qu'une question de maturité, 10 ans les séparent. Celui-ci, tout en s'attaquant aux confrères incapables d'écouter leurs patients, de penser à soigner avant de penser à faire les médecins, se donne un sacré beau rôle et c'était très agaçant.

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