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Morgue

  • Café corsé

    sermon-rome-ferrari.jpgLe sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari

    Pour l'esthétique du blog, j'aurais pu choisir la couverture de chez Babel, comme je le fais souvent. Mais ce n'est pas souvent que je tape chez Actes Sud et ça rendra mieux compte de ce que j'ai vécu. C'était sûrement bien beau, l'écriture, avec tout ce Saint Augustin dedans, comme dans une A.O.C de fromage. Et ces volutes de philosophie chagrine, sur ... je ne sais pas bien dire sur quoi... La vie, le passé familial ? Je n'ai aucune idée de ce que ce livre contenait vraiment, mais il était grave et monotone, pas du tout compatible avec mes envies du moment.

     

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  • Miroir, dis moi qui est la plus Babel

    memoire babel, dabos, passe-miroir, T3, couvertureLa mémoire de Babel (La passe-miroir T3), Christelle Dabos

    Fameuse idée de se lancer pour une lecture en couple dans une saga! Nous voici embourbées dans celle-ci, qui m'émeut autant qu'un panier de choux-fleurs.  Nous avons mis plus d'un an à venir à bout de ce 3e tome, à raison de quelques pages de temps en temps. Non seulement j'avais complètement oublié ce qui s'était passé dans le livre précédent, mais à chaque lecture, j'avais à peu près oublié aussi tout ce qui s'était passé la veille (parfois la "veille" remontait à plus d'un mois, faut dire. Faible motivation + fatigue + nos lectures respectives plus attrayantes... ).

    La façon de le lire n'a pas aidé, mais je suis à peu près certaine que d'une traite, ça m'aurait semblé tout aussi plat et décevant. Comme un récit d'aventure débité sur un ton monocorde. On dirait que ça bouge, on dirait qu'il se passe des trucs, mais sans le son. Ou sans la couleur. Il manque LE truc, l'ingrédient. Pourtant j'aime bien Ophélie. Et son brun ténébreux, un vrai, lui. Qui est peut-être blond, pour ce que j'en sais.

    Quel est le lectorat de cette saga ? Je voyais bien, même adulte, qu'on pouvait grandir avec Harry Potter. Là, les années passent, deux ou trois depuis le tome 2. Ophélie ressent du désir, c'est à peu près explicite. Je suppose que c'est pour les ados ? Mais dans ce cas, l'intrigue, qui colle plus avec la tranche 10-12 ans, manque de maturité.

    Et ces arches multiples, ces pouvoirs de famille ? Sous-exploités. Tout ça, tout cet univers, toute cette construction pour en rester là? Ou bien tout s'épanouit dans le dernier quart ? Je verrai, car arrivées à 3 sur 4, il faudra bien finir.

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  • Pair to peer

    shocking bennett,profond. bien bien profond. le trou dans lequel enterrer ce livr,voyeuriste en gaine nylon,celui ou celle qui m'arrachera un sourire ce mois-ci...So shocking, Alan Bennett

    De toute façon cette année est foutue. Autant en profiter pour lire tout ce qui traîne au fond  des tiroirs. Voici donc deux nouvelles presque aussi médiocres l'une que l'autre, dont on attendait - j'attends toujours - un peu d'humour. Ah. Ah.

    Dans la première, une veuve  guindée met du beurre dans ses épinards en jouant la patiente factice pour des étudiants en médecine. Ces petites scènes de faux symptômes étaient le point culminant du bouquin. A côté de ça, elle loue une chambre dans sa maison; Et le jeune couple lui propose de payer le loyer en la laissant les regarder faire l'amour. Elle accepte faute de savoir décliner. Aucun intérêt ni à la scène, ni à la pseudo-satire d'une bourgeoise vieillissante et frustrée . Elle fait un trou dans le mur après pour continuer à mater. 

    "La vie sexuelle des Donaldson avait été pour l'essentiel silencieuse (et n'avait en tout cas jamais endommagé leur mobilier)."

    Dans la seconde si je me souviens bien un grand fiston gay se marie avec une femme pour son argent et son amant le fait chanter en le menaçant de tout dire à sa mère. Pendant que son père se tape sa femme.

    Je ne dois pas être tenue responsable pour la pauvreté et le manque apparent d'intérêt de ce synopsis. 

     

    Vite avant que la déprime littéraire ne m'engloutisse corps et âme... Nietzsche n'a rien sorti de nouveau pour Noël ? Ou Musso? 

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  • Biblevesée

    jerusalem, saramago, tavaresJérusalem, Gonçalo M. Tavares

    J'avais raison de me méfier de la mention "prix Saramago"... c'est exactement ce genre de livre-là, le prix était sur-mesure. C'était tarabiscoté, pesant, triste, avec des personnages solitaires, errants, malheureux, ceux qui ne sont pas passés par la case "asile" surpassant en étrangeté les autres. Je pense au mari médecin.

    Je vais faire court (j'ai l'impression que c'est tout ce qu'on attend de moi) : comme ça ne me plaisait pas beaucoup, j'ai fait en sorte de ne rien comprendre.

     

     

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  • Xie-Xie Michelle Deshaies

    lgbt moins,sensualité tempéréeXieXie, Michelle Deshaies

    Ou comment mettre un coup d'arrêt à la belle dynamique des lectures communes à la maison ! J'ai bravement traversé ce roman tandis qu'une co-lectrice que je ne dénoncerai pas fait le lièvre de la fable : partie première et puis... on l'attend toujours.

    Je pensais que c'était un roman lesbien ! J'avais lu : "Chine, 1934 — Dès son arrivée au port de Guilin, Rose, une jeune Anglaise, se prend d’affection pour XieXie, une servante chinoise au service de son mari. " . Je précise pour le lectorat hétérosexuel car ça demande un peu d'expérience que "se prend d'affection pour", ça promet qu'elle va coucher avec la servante. ça partait super bien !

    Il se trouve que XieXie est aussi l'amante du mari. (bon... soit... je suis ouverte d'esprit ) Mais je pense qu'on peut laisser à Netflix le monopole des histoires de trouple. C'était gentil leur petite liaison mais d'une part c'était trop court (en unités de pages, car leur amour, lui, est durable) et d'autre part un peu trop factuel à mon goût. Manquait de sexe, ce qui est dommage mais pardonnable ; manquait de sentiments, ça, je ne peux pas laisser passer. Un roman froid comme comme un glaçon, très impersonnel. Je me suis sentie trompée sur la marchandise.

    Sauf si cette histoire d'amour n'était que prétexte à peindre une époque, la présence des Anglais en Chine, les conflits qui les obligent à fuir... Ce que suggère la deuxième partie, où il est question de l'exploitation des mines et d'espionnage. Quant à la troisième partie, je n'ai aucune idée de ce qu'elle faisait là.

    Ce roman est de consistance pâte brisée. Je mettais ça sur le compte d'une traduction un peu ratée ... mais paraît que ce n'est pas une traduction. Est-ce que c'est poétique (?) - champ lexical des odeurs, des saveurs, de la cuisine - et que c'est la raison pour laquelle ça m'est passé loin au-dessus (??). La relation de XieXie avec sa mère. L'enfant. Les sauts du coq à l'âne. C'était comme un anti-roman, il ne correspondait pas aux codes narratifs tels que je les fréquente, mais trop subtilement pour qu'on puisse savoir si c'est volontaire. Ou si c'est juste un effet de style raté.

    De la confiture pour (je ne peux pas écrire ça au féminin, comme d'hab, ce n'est pas connoté comme le masculin) ?

    Bénéfice du doute. En attendant que Sol arrive au terme des 170 pages de ce roman. Courage ! (N'attends plus de sexe, hein, tu as tout dépassé.)

    Je bosse encore sur le titre de l'article... voyons qu'est ce que je connais comme expression avec "Xie"... ?

     

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