Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Tale me more - Page 2

  • HOP #5 - Si l'intelligence m'était comptée (1/3)

    Je n'ai pas perdu mon thème de vue, je lis, je regarde souvent des vidéos. Je pensais la discipline assez récente pour m'en faire rapidement une idée assez nette et une petite fiche bien propre. En réalité j'arrive trop tard, les bases théoriques de l'IA sont déjà si complexes et d'un niveau mathématique si élevé que je ne peux pas suivre.

    Pour des notions sérieuses, je vous invite à écouter la chaîne YouTube Science4All. Vraiment ! Je milite mais personne n'a le courage de s'y mettre ! Il faut accepter de ne pas tout comprendre. Essayez.

    Programme vs IA

    On commence à nous vendre de l'intelligence artificielle partout y compris sur l'étiquette de produits qui semblent n'être que des algorithmes élaborés.
    Si vous vous demandez quelle est la différence entre une IA et un programme prenons un exemple simple, une grille avec des cases noires et d'autres blanches.
    Objectif : savoir si c'est un damier.

    damier.pngUn programme va regarder la couleur de la première case, puis avancer sur la ligne en se demandant si la case suivante a la même couleur. Si oui, c'est terminé, ce n'est pas un damier. De la même façon, à chaque changement de ligne on vérifie que la couleur est différente de celle du dessus. Si on arrive au bout de la grille sans rencontrer d'anomalie, c'est un damier.

    En résumé, un programme, c'est une suite d'instructions qui, mises bout à bout, retournent le résultat attendu. Manipuler un robot d'usine, envoyer une fusée dans l'espace, calculer une racine carrée. On peut faire des choses très complexes sans aucune intelligence, pour peu qu'on puisse décrire petit bout par petit bout l'ensemble des étapes.

    Là où les choses se compliquent, c'est quand cette description devient difficile. Une des premières applications de l'IA a été de lire les montants inscrits à la main en chiffres sur les chèques.

    Reprenons notre grille de cases noires ou blanches. On cherche à savoir si les cases noires forment le chiffre « 1 », écrit à la main. Un programme peut tester si plusieurs cases se suivent à la verticale. Et vérifier qu'à partir de la case du haut, on part en diagonale vers le bas/gauche. Mais combien de cases dans chaque direction? Les chiffres ne sont pas toujours écrits de la même taille. Et si le chiffre n'est pas écrit parfaitement droit ? Si la diagonale n'est pas pile à 45° ? Et comment être sûre que ça n'est pas un 7 ?

    Vous arrivez à envisager les tailles, les angles et à décrire toutes les combinaisons de cases noires pour faire un « 1 ». Parfait, vous avez un programme qui fonctionne (et bcp de patience). Ce n'est toujours pas une intelligence mais l'important, c'est que la tâche soit accomplie.

    velos.pngJe vous engage pour la tâche suivante. Je vous donne encore une grille. Terminé le noir et blanc. C'est une photo couleur numérique prise dans la rue, et je vous demande, toujours à partir de l'unique information de la couleur des « cases » (les pixels), de me trouver une règle qui me dira s'il y a ou non un vélo sur l'image. Facile non ? Notre œil et notre cerveau le font en continu, des dizaines de milliers de fois par jour, sans effort. Prendre des informations lumineuses, en extraire des concepts.

    Pourtant... Si la tâche est simple à comprendre elle est impossible à décrire. Le vélo peut être de toutes les couleurs, de plusieurs couleurs, même. Il n'a pas toujours la même forme de guidon. Il peut y avoir une poubelle devant. Il peut être vu de face ou sous n'importe quel angle.

    On ne traite plus avec une trentaine de cases, mais avec des millions de pixels. Trop de données, trop de possibilités. Si on ne peut pas décrire la résolution de la tâche, on ne peut pas la programmer.

    C'est là qu'intervient l'IA.

    Le « machine learning » (apprentissage machine), consiste pour une machine à répéter un très grand nombre de fois une tâche, à comparer sa réponse à une "bonne réponse" pré-enregistrée et à corriger ensuite sa méthode pour s'approcher de cette réponse.

    Le Deep learning (apprentissage profond) est une technique de machine learning, qui manie de plus grandes quantités de données. Cette méthode cherche en quelque sorte elle-même son chemin vers la résolution de problèmes complexes.

    IA.JPGLes modèles actuels copient un peu le principe du réseau de nos neurones. Les données d'entrées passent successivement par des couches de "neurones", qui sont comme de petits thermostats qui amplifient ou réduisent le signal reçu. Le transmettent à la couche suivante ou le bloquent tant qu'un certain seuil n'est pas atteint. Au premier "tour", le résultat est aléatoire, puis, à partir de l'écart entre cette réponse et la bonne, la machine fait bouger les thermostats pour voir si en recalculant, elle s'approchera ou s'éloignera du résultat. Et ainsi de suite, essai après essai.

    Rien ne dit que cette technologie sera celle dont découlera l'IA du futur, qui concurrencera notre cerveau. Le biomimétisme est une piste de recherche parmi d'autres. L'avion ne bat pas des ailes.

    L'explication la plus claire que j'ai trouvée pour l'instant est celle de Science Étonnante .

    A suivre dans les prochains jours :

    Partie 2 : Petit tour des stupéfiantes applications de l'IA aujourd'hui

    Partie 3 : Et demain ?



     

    Lien permanent Catégories : Laboratoire 4 commentaires
  • Voeux deux

    Si vous vous accrochez à cette année parce qu'elle a été plus sympa que la moyenne.

    Si vous avez dû prendre sur vous pour fêter Noël avec des inconnus mais survécu à l'épreuve.
    Si vous avez dû prendre sur vous pour fêter Noël avec des inconnus (mais pour d'autres raisons).

    Si vous avez torpillé une tarte au citron et que vous êtes passée à un cheveu, mais vraiment un cheveu de réussir votre tour de carte.

    Si vous avez troqué Kiki le yorkshire de l'épisode 1 contre un chat qui a fait tomber le sapin, enfin!  il a pris son temps tout le monde n'attendait que ça depuis une heure !

    Si vous avez échappé à la gastro cette fois, mais quand même rien pu manger.

    Si vous avez reçu en cadeau un chou vert frisé (oui, un vrai) et abondamment remercié comme il se doit sans trop savoir ce que vous deviez en faire.

    Si vous avez rampé jusque sous le drap housse et dérangé pour ce faire un baba au rhum déjà bien imbibé.

    Si personne cette année n'a envoyé de sms à ses ex, parce que la sangria est beaucoup moins forte que le rhum et que de toute façon, vous avez déjà donné leurs prénoms à vos enfants.

    Si le père Noël vous a dotée d'une paire de chaussons moon-boot roses mais que vous osez quand même les porter parce que c'est chaud, mais jamais en public.

    Si vous avez tenu des propos homophobes, racistes, politiquement incorrects et à très fort contenu sexuel et apprécié l'expérience.

    Si vous attendiez avant-hier la suite de mes supers vœux, parce que ce sont les plus chouettes... alors, avec les excuses de la maison pour le retard:

    Un très joyeux Noël à vous !

     (Et n'hésitez pas à ajouter à la liste votre propre expérience)

     

    Lien permanent Catégories : Psychiatrie 2 commentaires
  • Ciel leur mari !

    c'était obligé le titre en anglais?,se bonifie avec le temps,rebecca lighieri,husbandHusbands, Rebecca Lighieri

    Je vous sous-titre la v.o. pourtant française : c'est une histoire de maris. Un beaux tas de cons qui rendraient n'importe quelle nana un peu sensée lesbienne dans la minute. Non que j'aie quelque chose contre les conversions, mais à partir du moment où le pape trouve ça à la mode, par principe, je vais m'opposer.

    C'est effrayant d'ouvrir un roman et de devoir supporter pendant des dizaines de pages la vulgarité de mecs qui ont la cervelle placée de telle façon que leurs oreilles ressemblent à s'y méprendre à des testicules... Si la majorité des hommes ressemblait à ces types pour qui le summum de la sexualité consiste à taper comme des brutes au fond des vagins - alors que même au foot, le franchissement de la ligne suffit - il y aurait des files d'attente devant les couvents. Dieu sait ce que ces dames manqueraient !

    "C'est pas Dieu qui va te fourrer sa grosse bite au fond de la chatte ! Parce que je te connais Delphine, je te connais mieux que tu ne te connais toi-même : en matière de cul, tu as de gros besoins".

    Je suis restée furax un bon moment... Mea culpa. Je me suis un peu calmée par la suite (bien après le milieu - finalement, parfois, ça a du bon d'aller au fond des choses). Après tout, ce n'est pas un panel d'étude sociologique. Ni le manuel du cours de virilité. C'est peut-être juste un roman et il faut que je me calme.
    Alors l'idée est-elle de nous apprendre à distinguer le vrai salaud pathologique du salaud accidentel et du salaud par dépit? Hmmm quand même... Si je devais relire Les garçons de l'été, j'aurais un regard différent sur la vigueur des beach boys.

    Revenons à nos husbands. Ils sont trois et se rencontrent sur un forum candauliste. Les candaulistes, ce sont un peu des écologistes. Vous savez, ces forums où l'on met à disposition des voisins la tondeuse, le fer à friser ou l'appareil à raclette, parce que chacun possède un exemplaire d'un appareil qui ne sert réellement que cinq heures par an ? (un peu plus pour la tondeuse, mais le calcul de la moyenne est plus complexe car il faut prendre en compte la surface des terrains). Les candaulistes c'est tout pareil, sauf que c'est leur femme qu'ils proposent entre deux périodes où ils en ont l'usage pour la cuisine, le décorum, taper dessus ou dedans, ou pour gagner de l'argent.

    [ Aparté : si vous avez déjà attaqué l'écologisme par un des bouts suivants : usage répété du quinoa, couches lavables, toilettes sèches, café équitable, je serais vous, je me méfierais de l'historique de navigation de mon conjoint... ]

    Tous trois sont donc dans une mauvaise passe.
    Le gentil qui a épousé une fée du logis : Sa déesse du ménage a une liaison + une relation contre-nature avec son congélateur.
    Le vieux qui a épousé une jeune et l'a modelée à ses goûts à coups de bistouri: Sa gourde aux oeufs d'or commence à exprimer des velléités d'émancipation.
    Le racaille des banlieues qui a épousé une aristo : Sa bourgeoise lui fait sentir qu'il n'est qu'un raté mal dégrossi.

    En résumé : leurs femmes ne filent plus aussi droit qu'avant et il faut qu'elles payent, ces putes. (J'ai fait une autre moyenne, celle des termes qu'ils emploient pour parler de leur moitié). C'est là que commence le thriller.

    Petite précision, les trois maris prennent tour à tour la parole à la première personne. Toute notre génération semble définitivement incapable de faire l'effort de se projeter dans un personnage s'il ne dit pas "je".

    Saurez-vous rendre à chaque Prince Charmant ce qui lui appartient ?

    "Parfois, le seul son de la voix, son articulation précise et maniérée, ses formules pompeuses, la dignité affectée avec laquelle elle se déplace, tout cela me donne envie de la cogner, comme la pute qu'elle est au fond."

    "Je sais y faire avec Lauriane, je sais comment la persuader qu'elle prend des décisions alors que je les prends pour elle."

    "La mienne est déjà une pute. Pas besoin que je la pousse dans les bras d'un autre. Elle s'y est déjà vautrée et pour autant que je sache, elle continue".

    Une fois rassurée sur que le fait qu'à partir d'un même point de départ, certains allaient un peu retrouver leurs esprits, j'ai su apprécier (je lui ai mis 15 sur Livraddict??) ce thriller surprenant. Il faudrait que j'aille voir ce que l'auteure écrit sous son vrai nom... ça pourrait être rigolo.

    Bonne route si vous entamez la tournée pour les fêtes!  

    Lien permanent Catégories : Psychiatrie 2 commentaires
  • Feu vengeur

    pour une qui a survécu,combien de mortes ?,souad,brulée vive,témoignage,comptez sur moi pour égayer vos fêtesBrûlée Vive, Souad

    Une abominable histoire vraie, un classique que j'ai d'ailleurs plusieurs fois vu dans les étagères de personnes qui lisent très peu, à côté de quelques ouvrages historiques. Il n'était pas seulement sur ma liste depuis des siècles, il était aussi dans ma bibliothèque, depuis un vide-grenier "emportez toute la caisse".

    A quel moment se dit-on : "Tiens, je suis d'humeur, je vais me lire un petit témoignage de femme torturée ?" Jamais. Alors j'ai profité d'un challenge sur Livraddict. La blogueuse ChristL04 s'est proposée pour former avec moi un binôme et pré-sélectionner 3 titres dans ma PAL. Je devais ensuite en choisir un et j'ai bien senti qu'il n'y aurait pas d'autre occasion pour Brûlée Vive.

    Que dire ? C'est d'autant plus horrible que tout est vrai. Une jeune fille grandit en Cisjordanie, son univers se réduit à son village, elle n'est pas éduquée. Seule compte la loi des hommes. Les femmes ne sont rien, elles n'ont pas même la valeur du bétail. Elle triment comme des esclaves et quand un homme le souhaite, elles meurent. C'est normal. Ce sont des hommes. Avant même d'être brûlée vive, Souad aura déjà été deux cents fois torturée, physiquement ou psychologiquement. Les femmes ne vivent que pour se marier et donner des fils. Quand on lui promet enfin le mariage, Souad a si peur que le garçon change d'avis qu'elle finit par céder à ses demandes. Elle tombe enceinte. Elle est donc condamnée, sa propre famille tente de la tuer.

    Le récit est très efficace. On sent bien comment les souvenirs se reconstruisent, autour de l'ombre portée du traumatisme. La question de l'après est douloureuse, avec le poids de ce secret, particulièrement après la naissance de ses propres filles. Le danger d'être retrouvée pour venger l'honneur. Même aussi loin, même des années après, ça arrive.

    Piqure de rappel utile sur l'état passé et présent des droits des femmes et sur tous les mécanismes psychologiques à l’œuvre dans les situations de violences chroniques.

     

    Comme c'est un challenge partagé avec une autre blogueuse, je vous invite bien sûr très fortement à lire son article, sur une lecture que j'ai piochée pour elle dans sa PAL et que je vous laisse découvrir ici.

     

    Lien permanent Catégories : Médecine générale 0 commentaire
  • Jeune et jolie (et décédée)

    harry quebert, joel dicker, couvertureLa vérité sur l'affaire Harry Quebert, Joël Dicker

    Si quelqu'un m'a vue samedi sur bfm avec une charge de CRS aux fesses, ne tirez pas de conclusion hâtive ! J'allais au ciné, je n'ai pas assez bien regardé avant de traverser la rue comme nous le conseille notre bon président.

    On est bien en ce moment non ? Il se passe plein de choses, on ne s'ennuie pas. Un peu de fatigue mais les vacances en vue. Des listes de lecture bien tenues, la famille et des tas d'apéro en vue... Impec.

    Je suis de si bonne humeur que je sens déjà que j'en veux moins à Harry Quebert. J'ai fini le roman juste quand commençait la diffusion tv de l'adaptation mais je ne l'ai pas encore regardée. 

    Un roman qui parle de l'écriture et des problématiques associées ( mercantilisme des éditeurs, versatilité du public, panne d'inspiration, quête de la vérité, techniques narratives ) avec un auteur pour personnage principal c'est toujours trois pas d'avance pour décrocher un prix littéraire... Il en a eu plusieurs.

    Je n'ai pourtant pas trouvé le style renversant. On tricote le présent (découverte du cadavre d'une jeune fille) avec le passé (époque de sa disparition trente ans auparavant) à l'aide de passages qui introduisent avec plus ou moins de brio les confidences des témoins auprès de Marcus Goldman.

    Marcus est un écrivain célèbre pour son premier roman et en panne du second. Il est sur le point de faire faillite quand le buzz du moment lui tombe dessus : son mentor et ex-professeur Harry Quebert est accusé du meurtre de Nola, disparue trente ans plus tôt.

    C'est aussi l'histoire d'amour entre ce prof trentenaire et une gamine de quinze ans. J'ai mis un peu de temps à me l'avouer mais je n'ai pas été emballée par ce thème. C'est pile la zone grise. Elle aurait eu douze ans, c'était carrément glauque. Dix-sept et tout l'intérêt du roman s'écroulait. 

    Parlons de la résistance héroïque du Harry et de ses scrupules moraux "oh quand même, on ne devrait pas, les gens ne comprendraient pas, tu es trop jeune". Mouais. J'ai trouvé ces objections assez complaisantes. La grande scène de la résistance à la tentation, c'est presque un passage obligé. Au final on glorifie plutôt ce couple hors du commun, qui se noue en dépit de la morale puritaine de cette petite ville. Sous-entendu : rhoo soyez pas des vieux cons coincés, à quinze ans, ça va, elle sait ce qu'elle fait. Plaignez ces amants que l'excès de morale condamne. D'ailleurs le parallèle fait avec le livre dans le livre, qui traite des couples mixtes, va dans le même sens : ça aussi, c'était mal et condamné par la société, avant, mais la société évolue.

    A la rigueur, j'aurais pu ne pas trop m'en formaliser, si la gamine avait été "spéciale". Mature pour son âge, présentant des talents particuliers, étudiante brillante et précoce, ou émancipée de sa famille, ou présentant une réflexion poussée sur la question de leur couple. Au lieu de quoi, ce qui plaît à Harry, c'est qu'elle danse sous la pluie. Je vous traduis : il aime son physique et sa naïveté. Elle boude, elle fait des caprices, ne semble même jamais consciente que l'écart d'âge peut être considéré comme un problème. Elle a vraiment quinze ans, c'est cohérent. Moi aussi, à quinze ans, je fantasmais sur ma prof. Pourquoi d'après vous l'actrice de la série a-t-elle six ans de plus? M'étonnerait que les familles devant la tv ait trop envie d'identifier Nola à leur adolescente.

    Évidemment au cours de l'enquête, on en vient à soupçonner Nola d'être une allumeuse. Inévitable ? 

    Les personnages secondaires valent aussi leur pesant de cacahuètes, très clichés de péquenots de province. Femme qui porte la culotte, mari un peu niais qui supplie sa "bibichette", serveuse de fast-food qui veut devenir une star, flics ripoux...

    Le suspense est variable, tantôt la mécanique est efficace, on se laisse surprendre. Tantôt on nous annonce comme un scoop un truc qu'on voyait venir à des kilomètres. Pour autant, globalement, ce n'est pas un mauvais roman. Je l'ai bien aimé.

    Lien permanent Catégories : Médecine générale 4 commentaires