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Tale me more

  • J'ai voté Trump... putain

    Français, française, as-tu voté Trump ?

    As-tu grillé un feu rouge un soir dans une rue déserte ?

    Omis de déclarer les sommes négligeables reçues en espèces d'un client ?

    Regardé sur M6 les reines du shopping ?

    As-tu refermé doucement ta porte d'appart en entendant les pas d'un voisin pour éviter de le croiser?

    Aurais-tu, par hasard, pesté contre la dernière feuille d'impôts ?

    Chez toi, fait-il plus de 19° dans le salon ?

    La case « numéro de téléphone » est-elle renseignée sur Facebook, ou dans ta boite mail ?

    Et la dernière fois que tu as vu quelqu'un cracher dans la rue, tu as fait quoi ?

     

    Si vous...

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  • Pérennité de nos grands auteurs

    Pause pèlerinage littéraire hier soir sur le chemin du marché de Noël.  

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  • Le gars à ne pas prendre pour une truffe

    logique de l amanite,ah non pas une 2e fois le nom de l auteure,ma recette cjampii c est a la creme,avec du blanc de poulet,de la moutarde et des herbes de provenceLa logique de l' amanite, Catherine Dousteyssier-Khoze

    1. Il était temps qu'on associe les champignons à autre chose qu'aux pieds nus à la piscine et aux pieds lourds des chauffards! Je me suis tout de suite sentie en emphatie avec ce pauvre Nikonor, élevé par un père mycologue qui lui a transmis sa passion, mais affublé d'une détestable soeur et incompris de tous.

    Quel personnage délirant que ce narrateur un brin snob qui, retranché dans son château, déroule pour nous le journal de son existence, proteste contre l'absence injustifiable des champignons dans la littérature classique, se perd en de longs et obsessionnels développements sur les cèpes et  ne manque pas de signaler, presque en passant, la funeste manie de ses proches - particulièrement ceux qui lui déplaisent ou le gênent - de mourir ou de disparaître.  Pas qu'il les regrette beaucoup remarquez... des imbéciles qui ne seraient peut être pas capables de distinguer un champignon comestible d'un vénéneux si quelque hasard devait en placer un dans leur assiette. 

    Je me suis beaucoup amusée,  à épouser les pensées de ce tordu ! Je n'ai pas enregistré le quart des informations données sur les champis mais ils avaient toute leur place dans l'univers de ce personnage excentrique.  

    Agréable touche d'originalité que ce roman vers lequel je n'aurais sûrement pas été sans les matchs de la rentrée littéraire price minister auxquels je participais pour la 3e fois. 

    Puisque note il faut pour l'occasion,  ce sera un bon 16. 

    #MLRL15 #Priceminister

     

     

  • La morgue lui va si bien

    Contes_crimes_dubois.pngLes contes de crimes, P. Dubois

    J'ai dû entendre vanter ce livre dans ma précédente vie, cette vie de prof, celle où l'on me répondait quand je posais des questions...
    Les contes de fée étaient à la mode, Perrault faisait un petit tour au Bac et les "réécritures" hantaient déjà le programme (et continuent sans doute). Jamais trop compris ce concept du "réécrire", comme si un texte pouvait sortir du néant ou, au contraire, comme s'il fallait bénir les fainéant.e.s qui commencent où finit le travail d'un.e autre.

    Pour faire la garniture d'un conte de crimes, prenez un conte de Grimm (ou autre - malchance de malchance, Peter Pan a réussi à se glisser dans le lot, et je l'ai encore moins aimé que celui de Barrie) et videz toute une bouteille d'hémoglobine, opérez une translation temporelle vers un contexte contemporain puis ajoutez des motivations assassines à un personnage sur deux.

    Pour ce qui est de la sauce stylistique, toute en tournures qu'une église baroque accuserait de surenchère, je ne commente pas, c'est une question de goûts, ils sont tous dans la nature. Mais si vous aimez, ne vous invitez pas à ma table vous seriez déçu.e.s

    Le résultat ne manque pas de piquant, si on aime croquer des machins sanguinolents.

    Je vous ai gardé le meilleur pour la fin : au centre du plat, la plâtrée indigeste de misogynie. Pas une femme n'échappe à ce choix cornélien : voyons, je préfère être une criminelle qui ne rêve que d'assassiner, tromper, voler ou bien la femme d'un homme qui travaille pour subvenir à mes besoins, en échange de quoi il est en droit d'attendre du sexe ? 
    Comme il n'est pas bon de frustrer une femme, laquelle pourrait sombrer dans l'hystérie, vous pouvez prendre les deux options.

    Vous l'aurez compris, la prochaine recommandation de cet ouvrage ne passera pas par moi!

  • Session de rattrapage (3)

    bucher_sous_neige_fletcher.pngUn bûcher sous la neige, Susan Fletcher - Un cadre historique et forestier so romantic. Une pauvre incomprise jetée au cachot sous prétexte de sorcellerie. Un gars sûr de lui et méprisant qui se prend à écouter toute la pitoyable histoire de la donzelle et se laisse attendrir. Et elle déroule le fil de sa vie et bla et bla et l'enfance, et la mère, et la fuite, et la forêt, et les plantes guérisseuses et les peaux de bêtes et l'amour... Je n'ai pas supporté ce livre. Il n'est pas mauvais mais cousu de fils blancs comme neige et quant au le bûcher caché dessous, je ne l'ai point trouvé.

    parent-parfait-filliozat.pngIl n'y a pas de parent parfait, Isabelle Filliozat - Voilà qui a le mérite d'être clair. Il me faudrait une relecture minutieuse avec papier et crayon pour élaborer une critique précise mais globalement, j'étais plutôt d'accord sur les grandes idées. L'amour parental n'est pas une évidence, loin s'en faut et quand c'est compliqué, mieux vaut le reconnaître et pouvoir trouver en face des gens qui savent l'entendre.

    Je ne nie pas que certains processus inconscients chez le parent peuvent être perçus intuitivement par l'enfant et l'influencer mais j'écarte tout de même avec un brin de scepticisme certains exemples un peu trop "gros" à mon goût. De même, s'il est bon de faire baisser la pression culpabilisante, je me demande alors pourquoi, parfois, j'ai l'impression qu'on en revient en gros à "c'est pas de ta faute, mais ça vient de toi quand même, hein".  Toutefois, j'ai apprécié cette incursion dans la psychologie et étrangement, j'ai peut-être un peu modifié certaines de mes positions éducatives. Ce qui n'est pas si mal, connaissant l'âne têtu que je suis.