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nouvelles

  • Bonne dégustation!

    C2H4O2_condie_rais.jpgC2H4O2, Condie Raïs

    Avis chrono'

    Sous ce titre original - qui a attiré l'attention de la scientifique que je suis - se cache un sympathique recueil de nouvelles. Difficile façe à un ensemble aussi hétérogène de trouver un qualificatif qui s'applique à toutes. Disons que l'humour qui se dégage de ces récits est le point commun qui en fait le charme.

    BONUS: Ci-après, une mini interview de l'auteure!


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  • Vite, un croque-mort

    comme des fantômes,fabrice colin,nouvelles,recueil,fantasy,imaginaire,imaginales,références,intertextualité,peter pan,jules verne,alice au pays des merveilles,enfance,alcool et sexe en prime,pour adulte qui ont gardé une ame d'enfantComme des fantômes, histoires sauvées du feu, Fabrice Colin

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    Avis chrono'

    Un recueil de nouvelles entre fantasy, littérature de l'imaginaire et poésie, à la construction très originale. Par contre, je pense que seuls les vrais connaisseurs du genre pourront saisir pleinement l'ensemble des références, clins d'oeil et reprises.

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    Nouvelle incursion dans le domaine de l'imaginaire avec ce volume de la collection Folio S.F. que je dois à un partenariat Livraddict. Un grand merci!

    Le début est perturbant puisqu'on nous annonce la mort de l'auteur, Fabrice Colin, dans un incendie. Le recueil se présente alors comme un hommage à son travail, une compilation de ses nouvelles, chacune assortie d'une introduction écrite par un ami, un éditeur, un autre auteur...

    Cette info sentait le souffre, mais à 2h du matin au chaud sous sans la couette (28°C dans la chambre) hors de question de me relever et de rallumer le PC  pour vérifier. Il m'a fallu attendre le lendemain pour en avoir confirmation: M. Colin se porte comme un charme. Autant vous dire qu'entre les deux j'ai bien grincé des dents. Je n'aime toujours pas ne pas savoir ce qui est vrai.

    La préface est signée "Claro". Claro? Pffft... Connais pas...
    Et cette réaction, j'ai bien dû l'avoir au moins 30 fois dans le roman, preuve que je suis totalement déconnectée de l'univers de la fantasy et de la littérature contemporaine. J'ai eu souvent du mal à décoder les références - (un catalogue des Imaginales?). Heureusement, le recueil en est tellement plein à craquer que dans le lot, j'ai parfois pu me sentir moins bête. Jusqu'à Peter Pan, Alice et Tolkien, ça va, je tiens la route. Jules Verne, c'est la limite...

    Voilà pour ce qui est de la présentation et ce n'est pas rien d'arriver à transformer un recueil de nouvelles indépendantes et trèèès variées (du classique récit de fantômes à la biographie en passant par des délires divers et opaques ou des réflexions poétiques sur la mort) en un tout cohérent agencé en hommage à rendre à un auteur pseudo-disparu. Il y a des passages de critique littéraire dans les nouvelles, une belle défense de la fantasy p310 et des nouvelles insérées dans le paratexte introduisant un autre récit...

    Rien à dire, l'écriture est de qualité. Aucune histoire n'est ratée, mais le charme n'a pas toujours opéré sur moi, j'ai eu du mal à avancer, assez souvent, dans le recueil dont j'ai étalé la lecture sur plusieurs semaines. L'ensemble est pourtant une expérience agréable.

    J'ai été marquée par:

    - Arnarstapi: Alice (LA Alice, celle de Carroll, qui surgit plusieurs fois dans Comme des fantômes) vieille dame exilée en Islande, confiée aux soins d'un infirmier qui ne saisit pas tout à fait la situation et ne voit en elle qu'une gâteuse comme une autre qui délire à propos de pays magique et qui croit parler à un chat qui sème des sourires comme les autres sèment leurs poils sur les canapés.

    Citation culte. Alice reçoit un colis.
    " - Je l'ouvre?
    Elle acquiesce.
    - C'est sans doute des gâteaux. J'adore les gâteaux. Vous aimez les gâteaux, Jon? [...]
    J'écarte les deux battants. Roulé en boule, tout à l'étroit, un chat me fixe attentivement. Je relève la tête.
    - Ils sont à quoi? demande miss Liddell.
    - C'est un chat.
    - Un chat à quoi?"

    - Retour aux affaires: Moins originale, avec son héros qui passe dans le monde des morts, mais que j'ai beaucoup aimée.

    - Passer la rivière sans toi: Pas simple à résumer... Une fée. Sa mère humaine. Exil. Chagrin. Un film.

    - Un dernier verre, ô dieux de l'oubli: où Dionysos vient écumer les bars de San Francisco, voler des statues, fumer et coucher avec des hippies...

    Et comme d'autres, je suppose, j'ai été un peu dérangée par le Peter Pan vulgaire dans "Une autre fois Damon" (histoire d'un père et de sa douleur suite à la disparition de son fils), qui ve vante de faire "sucer [sa] grosse bite" aux enfants du Pays Imaginaire...

    Je crois qu'on a fait le tour. Multiples effets, multiples tons... Un joli bordel littéraire.

    Une interview, aussi trafiquée que le reste se trouve à la fin du recueil. Je termine sur cette saine assertion:

    " As-tu jamais pensé écrire pour la jeunesse?

    F.C. : Jamais, non. Je trouve la démarche absurde. Je ne sais pas ce qu'est un jeune. La littéraure jeunesse, c'est une invention marketing. [...] Un ado de treize ans, c'est la quintessence absolue de la bêtise. Je sais de quoi je parle. Je ne vois pas pourquoi je me casserais le cul à lisser des phrases spécialement pour des types qui n'en ont rien à foutre de la littérature. Ceux qui veulent lire n'ont qu'à acheter des bouquins normaux."

    P.A.L à  87 --> 82

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  • Escapade islandaise

    pendant vierge marie, minervudottir, nouvelles, islande, litt islandaise, sombre, triste, religion, cave, chaton, tranches de viePendant qu'il te regarde tu es la vierge Marie, Gundrun Eva Minervudottir (il manque les accents spéciaux...)

    Avis chrono'

    Un recueil de nouvelles qui toutes ont le mérite de choisir une tranche de vie inattendue... Mais j'ai peiné à bien comprendre certaines histoires, j'ai souffert souvent de l'absence de conclusion, ou de fil conducteur et l'ensemble manque de légèreté... il faut être dans l'état d'esprit adéquat.


    "Les gens comme elle méprisent ceux qui ne laissent pas la vie les prendre au dépourvu."

    Cap sur l'islande pour les vacances! Ah! Les pays exotiques! Leurs supermarchés, leurs appartements minuscules et leurs... caves !?? Ne comptez pas sur ce recueil de nouvelles pour vous faire voir du pays et doper les ventes de billets pour Reykjavík ou pour vous prendre du volcan plein les mirettes.

    Voyez d'abord les promesses combien poétiques des titres à rallonge de quelques nouvelles:
    - Maintenant je vais te donner un bain parce que tu es mon amie
    - Parce que je t'ai embrassé ce matin au moment où tu refermais la conscience derrière toi
    - Pourquoi est ce que les anges tombent du ciel les ailes en flammes?
    - Pendant qu'il te regarde tu es la vierge Marie

    Et sachez ensuite que nous restons presque toujours en intérieur, loin des grands espaces et même un peu à l'étroit. Chaque histoire est une mince fenêtre ouverte sur la vie d'un personnage.
    Prenez celle du bain... Le récit commence et finit avec la scène du bain! J'ai cru y sentir du symbolisme, un sens caché... Je l'ai lue trois fois, parce que c'était la première du recueil et je voulais comprendre... Mais non... C'était juste un bain donné par un homme à son... amie? petite amie?

    Aucune autre nouvelle ne s'est détachée assez pour emporter mon adhésion... peut-être celle avec le chaton mort? Ou alors celle des gosses enfermés dans la cave qui mangent de la pâtée pour chat? Le reste: quelques filles un peu paumées, des rencontres bizarres...

     

    " - Quand je me regarde dans la glace je me trouve belle.
    - Ah bon, dit-il en me regardant avec de grands yeux. [...] Est-ce que je t'ai jamais dit ça?
    - Non.
    - Tant mieux. Il ne faut pas courir après ce genre de vanité. Tu n'es d'ailleurs pas belle."


    Les émotions positives ne sont pas assez nombreuses et l'ensemble dégage une désagréable impression d'oppression, de mélancolie qui m'a glacée. Rien de net, de clair, aucun mouvement, surtout. Rien que des bribes de vies éparses, sans cause, sans but identifiable...

    Mou et triste.

    Un ovni qui aurait pu se poser ailleurs que dans mon salon.
    E.T. retourne médiathèque. Bon débarras.

     

    "Seuls sont heureux ceux qui ne méritent pas de l'être. Ceux qui se méprennent sur la vie. [...] Comme les gens qui expédient simplement les affaires courantes et qui croient voir le fond des choses alors qu'ils ne font que contempler leur propre reflet déformé à la surface."


    Ce livre pour...?

    Ce livre pour des islandais de souche ou de coeur car cela semble n'agir que sur les autochtones!
    Ou pour ceux qui veulent apprendre comment donner un bain romantique à leur amie.

    La maison ne garantit pas le résultat.

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  • Agatha à la loupe

    Enquetes_poirot_christie.jpgLes enquêtes d'Hercule Poirot, Agatha Christie.

    Je n'en démordrai pas: les nouvelles ne vaudront jamais les romans! Ces enquêtes sont une commande du magazine The Sketch qui souhaitait voir revivre le personnage d'Hercule Poirot, apparu dans La mystérieuse affaire de Styles, premier roman d'Agatha Christie.

    Ce recueil de début de carrière regroupe donc quatorze nouvelles, qui toutes ont le célèbre détective belge pour enquêteur et son ami Hastings pour narrateur.

    Grande admiratrice d'Agatha, je n'ai jamais porté spécialement Poirot dans mon coeur. Aussi ai-je commencé assez tôt dans le recueil à ressentir la lassitude des motifs répétés: Hastings qui pense avoir compris mais qui est tourné en ridicule, qui se lasse de la fatuité de son ami mais lui pardonne... Le tout gagnerait à être lu par petits morceaux, entre d'autres lectures et non d'une traite comme je l'ai fait.

    Je ne m'en prends donc qu'à moi-même.

    Préférence pour les 3 ou 4 dernières histoires, plus originales, comme la mine perdue, la femme voilée.

    Rappel: Ici, un quiz sur les romans d'Agatha Christie.

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  • On the rodéo again!

    Proulx_wyoming.jpgNouvelles histoires du Wyoming, Annie Proulx.

    Il s'agit d'un recueil de nouvelles, genre qui m'attire très peu d'ordinaire, d'où ma surprise: un gros coup de cœur!

    Les meilleures nouvelles:

    Le trou de l'enfer: Un brin de fantastique pour ouvrir l'appétit. Creel, le garde-chasse, trouve une façon original de se débarrasser de la paperasserie.

    L'effet ruissellement: Quand un ivrogne se voit confier le transport d'une précieuse cargaison.

    L'homme qui rampait hors de la forêt: Ou comment réussir son intégration dans le Wyoming.

    Le concours: A celui qui aura la plus longue. Barbe.

    Le loup de Wamsutter: Sur le plaisir de revoir, adulte, le costaud qui vous cassait déjà les pieds à l'école. (Où l'on apprend aussi qu'il est possible de cuisiner avec du sirop contre la toux) .

    Bon pour la décharge: Autre nouvelle fantastique. L'histoire d'Aladin revisitée, avec bouilloire en guise de lampe.

    En location: Amanda aux prises avec les vaches sadiques du ranch voisin. Suspense garanti.

     

    Mon avis:

    Pour revenir sur un débat récent entre lectrices: en voilà, des nouvelles sans chute finale! Ce qui ne gâte rien.

    Couverture très sobre avec un paysage montagneux sur le tiers supérieur et un fond blanc. Rien de folichon. Joli quand on aime.

    Me suis plongée dans la première histoire (voir ci-dessous) : hum, pas mal.

    Ensuite j'ai eu le malheur, voulant lire à haute voix, d'en choisir une autre, sans suivre l'ordre (sacrilège!), parce qu'elle était courte. Et pas de chance j'ai choisi "Le jeu du blaireau" et ni moi ni mon auditorat n'avons rien compris mais alors rien du tout (help! âmes charitables: n'hésitez pas à m'éclairer). Quelque métaphore animale, je devine... Mauvaise pioche.

    Ensuite, je suis revenue à l'ordre normal des choses et j'ai été vite conquise: toutes les nouvelles prennent pour cadre le même petit coin du Wyoming, nous retrouvons donc des personnages de l'une à l'autre.

    Le thème de la famille ou du couple est récurent, ( « Reconstitution des guerres indiennes », « Quels meubles choisirait Jésus ? » ) d'où des débuts parfois lents, qui déroulent les héritages successifs sur quatre générations.

    Chaque nouvelle éclaire un pan de la psychologie des habitants. Du garde-chasse orphelin, dont on ne connaîtra le passé qu'en assemblant les indices disséminés dans plusieurs histoires, à la tenancière de bar, en passant par les « étrangers » qui arrivent de New-York et viennent de s'installer dans un ranch...

    J'aime ce genre de « catalogue » méthodique avec variation des points de vue.

    Mes connaissances en géographie sont dérisoires, je n'ai presque jamais voyagé... Je n'ai des Etats-Unis qu'une image très vague, plus fantasmée que réaliste, autour des grandes villes. J'ai adoré ce dépaysement, cette région peinte à la fois effrayante et attirante.

    Écriture très adroite et très intelligente. On comprend à la lecture comment un recueil peut être doté d'une logique interne. Peu à peu, l'ensemble se met à former un tout compact et cohérent, une image précise se dessine de cette région plutôt hostile. Ce qui ne semblait qu'un détail, qu'un élément de contexte dans la première nouvelle, à force de répétition, devient un trait distinctif du Wyoming. La sécheresse, les difficultés des éleveurs...

    Par deux fois, en tombant sur une allusion à un ordinateur ou à un micro-ondes j'ai été surprise de me sentir « recadrée », tant on se sent hors du temps.

    Annie Proulx est aussi l'auteure de la nouvelle Brokeback Mountain. Voilà qui me donne envie de découvrir le texte!

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