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Médecine générale - Page 5

  • Bach to the future

    prodige, huston, babel, couvertureProdige, Nancy Huston

    Qui c'est qui a préféré faire un tour sur d'autres chroniques de blogs, cette fois, avant d'écrire la sienne ?

    Je ne suis toujours pas convaincue, on dirait bien que personne n'a compris la même chose que moi, sauf ma femme, mais comme on l'a lu ensemble il y a sans doute de l'influence mutuelle et ça ne nous garantit pas d'avoir raison.

    Pour moi le texte est volontairement ambigu et l'ensemble du récit est un mirage, à savoir l'nvention d'un mère au chevet de son bébé nouveau-né, une petite fille, Maya, dans sa couveuse entre la vie et la mort. Et pour lui tenir compagnie, elle parle, elle lui fait le récit de sa vie future. Mais de la façon dont c'est fait le doute subsiste.

    Quoi qu'il en soit, l'architecture, c'est une succession de passages qui donnent la parole aux proches de Maya, parents, grand-mère, voisins.

    Et le reste, c'est la musique - 2 sur 3 pour le prochain book club. Il ne me reste plus que Nana Mouskouri ! - beaucoup de musique et de joies ou de souffrances liées à cette musique puisque la mère est pianiste et que la fille est un prodige qui joue comme elle respire, au point que sa mère a l'impression d'en être évincée.

    C'était une lecture différente, pas désagréable, un peu à l'extérieur de ma zone de confort, comme chaque fois qu'on aborde vraiment des sujets qui nécessitent de la culture, comme ici avec la musique classique.

     

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  • Note à lui-même

    contrebasse-suskind.jpgLa contrebasse, Patrick Süskind

    Monologue où un musicien passe d'un éloge presque amoureux de son instrument à l'expression d'une colère enfouie contre cette même contrebasse. Entre névrose et sublimation de la musique, entre considérations savantes pour spécialistes du domaine et train-train d'un musicien fonctionnaire dans un orchestre national, voici un texte bien curieux... Comme quoi, si le thème "musique" n'a pas soulevé l'enthousiasme des membres du book-club, on a quand même trouvé des titres qui donneront matière à discussion !

    Moins d'une centaine de pages, c'était vite lu, agréable, sans plus.

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  • Gône*

    fin d'un prodige, femmes houleuses, L'enfant perdue, Elena Ferrante

    (L'amie prodigieuse T4)

    "Reste à son côté, c'est une femme qui n'arrive pas à vivre avec elle-même, sa vieillesse sera moche."

    Mmmh, nan. Décidément pas. C'était pas ça. Pas trop ça. Pas vraiment ça. Pas la fin que je voulais ? Mais quelle fin voulais-je ? Je ne sais pas l'écrire. Peut-être parce que j'aurais voulu que ça se passe bien alors que c'était déjà plié, sans doute depuis deux tomes, que je n'étais pas censée l'espérer encore ?

    Depuis, ça tourne un peu en rond, ça stagne méchamment. Lenu et son Nino. Encore Nino. Deux tomes de Nino.

    Le quartier, la mafia, la pauvreté. La modernité qui se fraie à peine un chemin.

    Et la relation avec Lila, âpre, brutale, en dents de scie, qui non seulement ne progresse plus mais ne s'éclaire pas. J'en sors sans savoir - ai-je assez dit que je déteste ne pas comprendre, ne pas être sûre. Je suis incapable de me faire une idée de ce qu'elles sont l'une pour l'autre. Affection, manipulation, rancune, incompréhension ? C'est presque du pile ou face. Avec une pièce à quatre faces. D'ailleurs tiens, oui, je n'y avais jamais songé, qu'on tire à pile ou face avec un objet à trois faces. C'est drôle, est-ce volontairement symbolique ? On croit faire des choix parmi un éventail fermé de possibilités et il en reste toujours une à laquelle on ne pense pas.

    Thème des enfants et de la maternité, déjà un peu le cas dans le volume précédent. Le titre n'est pas représentatif du roman, qui, au fond, n'est le récit de rien. Je me suis à nouveau demandée si c'était une autobiographie et si c'était la raison de mon désamour. C'est trop confus, les sentiments, les relations humaines, quand ça n'est pas tamisé par les besoins d'un roman. Quand c'est trop vrai, c'est brouillon, complexe et souvent absurde. Comme de se brouiller avec une amie prodigieuse pour avoir pris de ses nouvelles.

    A la fin de ma lecture du T3 j'écrivais :

    "Si c'est un talent de cacher les choses, dois-je m'attendre à ne trouver aucune réponse, aucun éclaircissement dans le dernier morceau ?"

    Quand je dis que du trois au quatre rien n'a progressé...

     

     

    * Oh bon sang cette fois je tiens le jeu de mots parfait ! Mais c'est vraiment du pur lyonnais. Gône = gamin, gosse.

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  • La rivière à l'envers

    moby dick tiens toi bien j'arrive !,quitte à lire moins autant lire mieux,caricature de la femme casse pied,voyage dans le passé,maison sur le rivage,daphné du maurierLa maison sur le rivage, Daphné du Maurier

    C'est une écriture un petit peu surannée - j'adore - ça se sent surtout dans les dialogues, de façon légère, indéfinissable. C'est comme si les personnages étaient tous un peu guindés, même quand ils sont mari et femme, même quand monsieur s'adresse à ses beaux-fils. L'intimité, mais d'un peu plus loin. Voilà, ça ce sont les lectures de ma jeunesse. Même en s'assassinant les uns les autres dans Agatha Christie il se respectent, se saluent, soulèvent leur chapeau et ont un langage chatié.

    En ce moment au boulot il nous arrive des cargaisons de nouveaux toutes les semaines. Je leur serre gentiment et avec le sourire la main le lundi. Je les vouvoie comme il se doit - c'est à dire comme je préfère. Et le mardi c'est tout juste s'ils me tapent pas dans le dos en me claquant la bise sans trop me laisser le choix. Je n'en peux plus des gens dans mon espace. Je vais demander une grotte lors de mon entretien annuel...

    Le héros du récit arrive seul dans une maison de campagne prêtée par son vieil ami le professeur Magnus. Sa femme et les enfants de celle-ci ne le rejoindront que plus tard. Encore aura-t-il tout tenté pour retarder leur arrivée. Il y a en arrière plan de ce récit leur relation de couple. En clair : la plupart du temps, il en a plein le dos d'elle, de ses amis, de son désir d'aller vivre aux Etats-Unis. Elle est un gros caillou dans sa chaussure.

    Or, monsieur a fort besoin de ses souliers en se moment puisqu'il arpente les alentours dans tous les sens. Mais pas dans son époque. Grâce à une drogue confectionnée par Magnus, il voyage dans le passé et se promène dans une réalité alternative, révolue de quelques siècles. On suit, au fil de ses voyages, les aventures de ces personnages rencontrés dans le passé qui finissent par avoir pour lui bien plus de réalité et surtout bien plus d'importance que ceux de sa vie réelle, jusqu'à ce que se crée une certaine confusion.

    Très belle illustration au passage de la mise en place d'une dépendance. Depuis le temps que je devais le lire, j'en suis très contente !

    P.S. M'a fait beaucoup penser à Barjavel, mais en mieux.

     

     

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  • Journal du Far West

    des nouvelles du monde, couverture , folio, paulette jilesDes nouvelles du monde, Paulette Jiles

    Même époque, ou presque, que ma récente lecture Des jours sans fin : 1870 aux Etats-Unis, l'après guerre de Sécession, l'ouest encore à moitié sauvage, les voyages périlleux, les bandits et les indiens embusqués. Mais tandis que dans le roman de Barry deux jeunes hommes adoptaient une petite indienne orpheline, dans celui de P. Jiles c'est un vieil homme, ancien combattant et ancien imprimeur qui accepte de reconduire dans sa famille une petite fille enlevée par les indiens quand elle avait six ans.

    Des deux romans c'est celui-ci qui a ma préférence sur presque tous les plans. Pour l'écriture d'abord : beaucoup moins de fioritures. Pour les deux personnages principaux, dont la psychologie est plus détaillée. Le capitaine Kidd colporte des nouvelles, traversant la région pour lire le soir à haute voix à son public des journaux en provenance du reste du pays ou d'Europe. C'est pourquoi on fait appel à lui pour reconduire Johanna chez les siens. 

    C'est surtout la petite qui est attachante dans le roman. En quelques années seulement, elle a tout oublié de sa langue maternelle, elle est complètement devenue indienne et ne pense qu'à s'échapper pour rejoindre les siens - pas ceux vers qui on la ramène. Elle ne comprend plus rien aux villes, aux vêtements, aux usages mondains. 

    Le roman tourne principalement autour de ce sujet de l'apprivoisement mutuel. Mais c'est aussi un road movie en chariot, avec péripéties et échanges et tirs. 

    Lecture rapide et agréable.

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