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Médecine générale - Page 5

  • Que signifie "SoundAndFury"?

    soundandfury,le bruit et la fureur,graeme allwright,faulkner,shakespeareQue signifie "SoundAndFury"?

    Dans mon prochain article, je vais parler de Shakespeare! La question m'ayant été posée il y a peu, c'est l'occasion ou jamais d'expliquer à mes nouveaux lecteurs (s'ils existent) et aux anciens non-initiés, le choix de mon pseudo.

    Quand j'étais jeune -c'est dire si c'est loin -  on écoutait à la maison un morceau de Graeme Allwright intutulé "Tomorrow and tomorrow...".

    Comme je le connaissais par coeur, j'ai reconnu, bien plus tard, en lisant ce roman que j'adore de Faulkner, Sound And Fury (Le bruit et la fureur), une phrase de cette chanson et j'ai alors appris qu'il s'agissait d'une citation de Shakespeare, mon auteur de théâtre favori!

     

    "Life: it is a tale told by an idiot -- full of sound and fury, signifying nothing."

    Shakespeare, Macbeth, acte V scène 5.

    (Traduction personnelle: La vie est un conte fait par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui n'a aucun sens / qui ne signifie rien.)

     

    Définition que je trouve magnifique.
    Cette confluence de références a donc inspiré le choix de mon pseudo.

    Mais papa Shakespeare ne vous en voudra pas de continuer à abréger en Sound'!

  • Fournitures scolaires

    les gommes, alain robbe-grillet, nouveau roman, polar, policier, a ba la chronologie, labyrinthe, Les gommes, Alain Robbe-Grillet

    Avis chrono'

    Agréable surprise avec ce roman déroutant mais qui se laisse tout de même comprendre. Un bijou d'allusions dissimulées et de jeux d'énigmes! Un polar qui aurait presque une intrigue avec un crime qui n'en finit pas de finir et des quasi-personnages.


    Une relecture! Oui, vous ne rêvez pas! C'est déjà un exploit en soi et quand vous saurez que ce même roman, lu en 2006 avait reçu de moi dans mon petit classeur jaune ce commentaire définitif "L'auteur a écrit avec les orteils" il était très improbable que j'y remette jamais les pieds et pourtant...

    Quelle promotion! Cette fois, j'ai aimé. Beaucoup... Voilà qui va faire plaisir à certaines d'entre vous, grandes relectrices!

    Vous allez voir comme je vais bien vous vendre ce vieux Nouveau Roman des années cinquante...

    Résumé:

    19h30, le tueur tire sur la victime. La balle va prendre quelques détours (elle va mettre 24h à finir le boulot), durant lesquels nous allons suivre Wallas, chargé de cette délicate enquête... Toute une journée à errer dans une ville labyrinthique, à échaffauder des hypothèses autour d'un crime dont le lecteur connait dès le départ tous les détails: identité du tueur et des commanditaires, déroulement minutieux du crime...


    Mon avis rien qu'à moi que j'ai pas copié chez les autres:

    Et pourtant... C'est un grand tour de force de bâtir une intrigue policière sur l'impression qu'il n'y a plus rien à découvrir! Quand presque chaque page est un indice...

    La fin vous surprendra tout de même, s'il vous vient l'envie de vous lancer dans ce roman. Comme une nouvelle, ça ne prend toute son ampleur qu'à la seconde lecture. Avec un peu d'expérience aussi. (Whouah.. j'ai vieilli, alors...? Zut)

    Attention, le style est spécial. Il ne faut pas être trop attaché à ces choses futiles que sont une chronologie, une attribution nette des paroles à un locuteur identifiable ou une envie de  bien comprendre ce qui arrive. Quelques scènes "fausses" se glissent de ci, de là et on tourne en rond comme dans un aquarium. Un aquarium rond. Parce qu'il y en a aussi des rectangulaires. Pensez au marque-page pour éviter l'impression de relire un passage qui ressemble à douze autres.

    Pour les amateurs, il y a encore beaucoup à dire dans ce roman... Par exemple, sur le tarot marseillais (là, je cède la parole à mon charmant collègue E. ) et à l'histoire d'Oedipe qu'il vaut mieux connaître un peu pour admirer le travail hallucinant de Robbe-Grillet.

    Hé! Et pourquoi les gommes, au fait? Pendant tout le roman, Wallas cherche une gomme précise, LA gomme idéale. Le Graal de la papeterie! Pendant que l'assassin lui passe sous le nez...
    Ce pauvre garçon n'est jamais où il faudrait... Il cherche aussi un docteur pendant une bonne centaine de pages et quand il le trouve... L'entrevue nous est résumée en trois lignes et ne sert à rien... Un livre agaçant... Comme j'aime ça!

    Conclusion:

    Est ce que j'ai pas été gentille avec ce livre que je détestais? Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis!

    C'était tellement bien que je me suis lancée dans La Jalousie, du même auteur... Aïe aïe aïe...

     

    Ce livre pour...?

    Les curieux qui veulent changer un peu de Marc Levy. Naannn... Je plaisante! Faut éviter un choc pareil! Je vais me retrouver avec des homicides involontaires sur le dos!

    Ce livre pour les amateurs de polars audacieux, capables de résister à d'impitoyables descriptions mortelles et assez patients pour arpenter un déroutant labyrinthe de 260 pages sans appeler Spiderman ou maman à l'aide!


  • Des nouvelles du front

    C'est toujours la pagaille géante de mon côté de la France!

    Avec des journées qui ne ressemblent à rien, je ne peux ni travailler, ni en profiter pour lire... Je n'ose imaginer à quoi va ressembler mon salaire à la fin du mois! Ou mes exams... C'est l'horreur dans tous les domaines!

    Pas grand chose à vous dire, donc, d'intelligent.

    Mais... J'ai reçu aujourd'hui deux livres dans ma boîte aux lettres, directement envoyés par les éditeurs et comme je suis vraiment trop contente, je passe le crier ici!!

    - La septième vague, Daniel Glattauer (suite de Quand souffle le vent du nord)

    - Comme ton ombre, Elizabeth Haynes, un thriller!!

     

    Des critiques à venir (sur des trucs moins rigolos), si j'arrive à ouvrir un livre, ce qui n'est pas gagné! Je suis E-pui-sée!

  • Sucré ou salé?

    délicatesse, david foenkinos, roman d'amour, sentiments, couple, hésitations, douceur, miel... Et le chabadabada. Prévoir une petite musique de fondLa délicatesse, David Foenkinos

    "Il faut vraiment aimer une femme pour ne pas vouloir la voir"

    Avis Chrono'

    Un roman d'amour qui répond à toutes les caractéristiques du genre: douleur, douceur, sentiments que l'on commence par combattre... au début, ça semble un peu mièvre et puis on s'habitue et on se laisse bercer.


    Un pari risqué puisque la quatrième de couverture ne propose pas un résumé mais seulement un extrait du livre. Celui-ci me paraissait prometteur, mais l'expérience m'a appris que c'est comme pour les bandes-annonces de films... Peut-être que les meilleurs morceaux sont là et que le reste est creux.

    J'ai pu constater que non, l'ensemble est à la hauteur de cet extrait mignon comme tout... (A lire ici)

    Nathalie rencontre François, une vie idéale commence... Puis un drame... Tout est bouleversé et Nathalie erre comme une âme en peine jusqu'à sa rencontre avec Markus, l'homme qui semblait pourtant le moins probable à aimer.

    Pas d'inquiétude à avoir sur l'écriture, c'est d'un autre niveau que d'autres auteurs que je ne citerai pas. J'ai beaucoup aimé les petites insertions loufoques de renseignements divers. Exemple: l'article wikipédia sur les PEZ (bonbons), ou les allergies au poisson...

    Seulement voilà... je suis une fille compliquée... compliquée et traumatisée surtout puisqu'il est apparu un jour que j'étais vraiment trop niaise et depuis, j'ai toujours peur d'être dans l'excès de sentimentalisme et je préfère tourner en ridicule tout ce qui a trait à l'amour.

    Je lisais donc La délicatesse, dehors, au soleil (enfin!) et comme j'étais en bonne compagnie, j'exposais mon avis sur les cent premières pages, à savoir que c'était vraiment... gentil... très gentil. Prévisible. Mignon... Un peu niais, quoi...

    Lorsque est arrivé un autre convive, un homme, la quarantaine bien avancée, un intellectuel des plus sérieux que je n'ai pas vu souvent sourire ou plaisanter. Et il me dit, apercevant la couverture:

    "Oh! C'est un bijou ce roman, tu ne trouves pas?"

    Alors voilà! Si LUI il a droit d'aimer les histoires d'amour simples et sucrées... pourquoi pas moi?

    J'ai regardé d'un autre oeil, un peu moins cynique, la moitié restante du roman et j'avoue que ça en a rendu la lecture plus plaisante!

    Mon avis final, c'est que l'écriture est agréable, coule toute seule, le roman se lit très vite pour peu que vous ayez à attendre debout deux jours devant une porte (mais si, c'est possible. 3 jours même. Eu le temps d'en commencer un autre.), les personnages sont attachants, même s'ils ont un petit côté si extrême qu'ils perdent en réalisme.

    Mais ce roman bâti sur un thème si universel, et traité sans trop de vagues, ne peut que parler à notre coté romantique, même dissimulé.

    Preuve: un paragraphe qui décrit exactement mon charme irrésistible:

    "Certaines personnes ont la capacité extraordinaire de prononcer une telle phrase. Capacité qui empêche de répondre par la négative. Nathalie sentait dans la voix de Markus toute sa conviction. Elle savait que ce serait une erreur d'accepter. [...] Mais face à lui, il était impossible de refuser"

    (et puis ç'aurait été bête parce qu'alors qu'est ce qu'on aurait mis dans le reste du roman?? Et puis c'est le grand amour, quand même, faudrait être con pour lui dire non...)

     

    Attention, ce roman fait de la publicité pour les Krisprolls. J'ai failli succomber...

     

    Ce livre pour...?

    Ce livre pour les coeurs tendres qui s'assument: main dans la main, dîners aux chandelles, slow langoureux, chabadabada et tout ce qui va avec.

     

    Livre lu dans le cadre d'un partenariat avec Livraddict et les éditions Folio!

  • Un joyeux blog-anniversaire (en retard)!

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    C'était il y a quelques jours, vous n'avez rien vu et pour cause, je n'ai rien dit: mon blog a franchi le cap de sa première année d'existence.

    ça fait un petit quelque chose, quand même, faut le dire, à tel point que j'ai n'ai rien osé écrire le jour même. (Surtout parce que j'avais un petit jeu en préparation, qu'il n'était pas prêt à temps et ne le sera pas avant... une date incertaine.). Et rien depuis, parce qu'il était impossible de laisser passer l'évènement. Pendant ce temps, les lectures s'accumulent, si je ne veux pas prendre de retard, il faut bien m'auto-souhaiter un joyeux blog-anniversaire en retard.

     

    Quelques questions pour vous:

    - Avez-vous découvert ici un titre que vous n'aviez pas (ou peu) croisé ailleurs?

    - Avez-vous lu un livre, ou l'avez-vous ajouté à votre liste-à-lire suite à l'un de mes avis?

    - Qu'est-ce qui vous donnerait davantage envie de laisser des commentaires, de pousser plus loin les échanges? (mon grand chantier pour l'année à venir!)

    - Quels changements aimeriez-vous voir sur ces pages? Osez, j'étudie toutes les propositions! Difficultés de navigation, contenu ennuyeux, rythme des publications...
    (il n'y a que pour les couleurs criardes et dépareillées que je ne peux rien de plus. L'absence de goût c'est incurable. J'ai tout tenté pour l'Harmonie. J'ai pris des photos dans des magasins de meubles. Bavé devant les fringues des copines et celles des collègues, toutes trop belles. J'ai dragué une douzaine de dessinateurs, d'amateurs de déco, de profs d'arts plastiques, j'ai même été jusqu'à participer à des ateliers peinture de banderoles syndicales. Rien à faire. Le beau et moi, on ne s'entend pas plus. L'année prochaine, peut-être?)

     

    Des chiffres pour satisfaire mes tocs:

    Talememore, pour son premier anniversaire c'est:

    • 108 articles et une poignée de pages dédiées aux challenges et aux index.
    • 695 commentaires. Je revendique la paternité (oui oui, suis comme ça, c'est mon côté masculin assumé) de près de la moitié d'entre eux. A vous tous, tout de même, vous ne m'arrivez pas à la cheville en volume de bavardage! Honte à vous!
    • Une dizaine de visites par jour, soit une trentaine de pages. Sûr que c'est pas énorme quand je compare avec les vôtres, mais bon, compte tenu de mes lectures (parfois particulière) et de ma personnalité (rarement équilibrée), ce n'est déjà pas si mal ^^.
    • La P.A.Léatoire,  qui vous permet de farfouiller en direct dans ma pal et de voter pour le prochain titre à lire et qui recueille une moyenne de trente votes par session.
    • 79 romans lus en un an (souvenez-vous, je m'étais fixée un objectif qui me semblait extravagant de 50!)
    • Plus d'achats de livres (et de cadeaux, beaucoup de cadeaux, je lis plus, donc, on m'en offre plus. C'est pas beau la vie??) en un an que dans les 10 années précédentes. Même si l'on m'a encore dit récemment que les livres de bibliothèque suffisent (Fort vexant. Si le but est de me décourager...C'est raté. Ils me connaissent mal ces bretons!) . Mais c'est en partie vrai. Mon fournisseur à 80% reste la municipalté de C**** je les remercie, je trouve tout là-bas!


    Mais quand même, c'est joli une étagère de livres neufs, et à moi, et qui ne sont pas des vieux classiques moisis récupérés dans des brocantes comme l'intégralité du reste de ma bibliothèque. Du coup, j'en suis à ma 4e réorganisation en peu de temps!

    • Ma P.A.L compte actuellement 55 titres en attente - Voir photo en haut de l'article, vous pouvez cliquer et compter.

     

    Et un petit mot pour finir:

    Enfin, un an de blog, c'est une expérience énorme, qui dépasse tout ce que j'avais pu prévoir à sa création... Mes complexes n'ont pas disparu, je me heurte toujours à un mur intellectuel, une cloison dure et infranchissable qui me relègue dans le camp des imbéciles infréquentables au grand jour et en public. Mais ils se sont atténués. C'est devenu supportable. Je continue d'y travailler.

    J'ai surtout trouvé ce que je ne pouvais pas prévoir: le plaisir d'écrire que j'avais complètement oublié et un appétit d'échanges et de contacts, qui, s'il est loin d'être satisfait encore, me réjouit. En vrac et sans vouloir faire de jaloux: Radicale, premier blog littéraire que j'ai fréquenté avec régularité, Anou, pour cet échange pointu et passionné sur la Princesse des Glaces... Merkillia, Véro, Audrey, Frankie, Hylyirio, Karine, Constance, Myrddin, Maxoo, Liz, Shanaa, Mélo... J'en oublie sûrement. Bref, les auteur(e)s des blogs que je visite au quotidien et sur lesquels je pioche toutes mes idées.

    A présent, j'ai envie, toujours envie. De lire et d'écrire. Une envie si forte que le temps pour cela s'est dégagé de lui-même, comme cela arrive chaque fois qu'un désir est assez puissant. Parfois, j'ai de réels empêchements, mais c'est bon d'avoir simplement envie et de le dire.

    Surprenante répercussion: la pression professionnelle en a été d'autant diminuée. Suis nulle au boulot, mais heureuse en lecture et en amour. Je m'en amuse beaucoup. Navrée pour mes malheureuses collègues qui ne cachent plus leur désespoir. Je peux lire chaque jour dans leurs yeux lorsqu'elles me regardent "Cas désespéré". Mais je suis heureuse. Sans légumes bio, sans canard à élever dans ma cour, sans mari à gros revenus, sans rien (vouloir) comprendre à ce qu'on me demande.

    Sur ce, comme je sens que je dérape dans des considérations extérieures, je vous laisse. J'ai Testament à l'anglaise qui m'attend. Commencé ce matin en attendant chez le coiffeur. J'en connais qui vont faire doublement une drôle de tête en me retrouvant, à la fin des vacances.

    Dernière photo pour la route, les apports récents à ma collection de marque-pages: grand merci à cette inconnue, collègue de mon amour, qui m'en a fait cadeau, je les adore!!

     

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    Demain: deux articles d'un coup, deux nouvelles pièces de notre Racine adoré: La thébaïde et Britannicus. Je sens que vous brûlez d'impatience...