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Médecine générale - Page 4

  • Reportage de guerre - Entre CULTURE et CIVILITE

    Dix heures et deux minutes, sortie piétonne du parking souterrain, en face de la médiathèque de ***. Je suis en retard, Amour n'ayant pu se décider à renoncer à sa douche matinale. Non mais franchement, un jour pareil, prendre une douche! Quelle idée! C'est à se demander qui est l'homme dans cette maison...

    Une foule grouillante aux yeux hagards nous assaille aussitôt. Nous sommes cernés d'une masse fébrile d'hommes et de femmes, certains armés de poussettes fashion à trois roues, d'autres munis de sacs cabas à guidage manuel piqués à leur grand-mère. Les plus prudents font le guet à la périphérie, tendus et nerveux, cherchant à conserver un contact visuel avec leur éclaireur déjà à demi englouti dans la marée humaine.

    Moi, je fais la gueule, comme si je me trouvais au bord d'une sublime piscine à l'eau turquoise, sans maillot de bain. Je voulais arriver plus tôt pour éviter ça, justement.
    Ne pas avoir à me faire piétiner par des brutes.
    Ne pas avoir à entendre ces sages préceptes d'éducation: "vas-y, comme t'es petit, glisse toi devant, allez" prononcés en poussant un gamin réticent (ah! la sagesse intuitive de l'enfance!) lequel sera, dans moins de dix ans, incapable de patienter 3mn à la caisse d'un supermarché sans râler et qui, dans un futur bien plus proche, va se prendre trois coups de coude dans la figure, va se faire écraser les deux pieds d'un seul coup par une paire de sandales pointure 48 et sera sur le point de mourir asphyxié, le nez collé contre le postérieur volumineux d'une mère qui n'est pas la sienne... Sans que je lève le petit doigt pour extraire le marmot de l'arène où ses parents l'ont jeté en pâture. Sans dec' . ça en fait toujours un de moins de petit mal élévé gâté.

    Quelques heureux, arrivés avant nous, ressortent déjà du champ de bataille, triomphants mais ingrats, fulminants d'imprécations d'une extrême désobligeance, hurlées au ras de mes oreilles, adressées aux organisateurs, déjà débordés, accablés et, eux aussi, piétinés par la foule en délire.

    C'est vrai que c'est un beau bordel... Après une demi-semaine passée à écouter des ados tenter de me persuader mollement qu'ils ont bien compris les désagréments d'une société basée sur la consommation effrenée et le gavage publicitaire, j'ai vaguement honte d'être là...

    Les stands sont collés les uns aux autres, adossés à l'imposant bâtiment. C'est sûr... il aurait fallu étaler un peu plus... Le trottoir est blindé, les gens se bousculent, se tirent, se poussent. Il faut 20 minutes rien que pour se frayer un chemin jusqu'aux étalages et s'apercevoir qu'alors qu'on cherchait les CD, on est arrivé dans la douleur face au stand de revues d'équitation. Bah... on pourra toujours se mettre au poney le we prochain...

    Je me lance en soupirant dans la mélée. Je fais encore la gueule. J'aime bien ça, faut croire. De toute façon, je me connais, je sauve déjà pas les gamins en perdition (question de principes ou application du darwinisme), mais je suis tout aussi incapable de m'en prendre sauvagement à mes prochains et il me faudra encore plus de temps qu'aux autres pour parvenir aux tables, puisque prise de dégout pour ces cinglés qui sont prèt à tuer père et mère, j'en laisse passer quelques uns devant moi, sous le regard réprobateur d'Amour qui ne peut comprendre qu'il vaut mieux laisser les sauvageons s'entretuer.

    Je commence à apercevoir les caisses de livres. 4000 ouvrages, CD, revues, films, déstockés par la médiathèque à un euro pièce. C'est la première édition, et les bibliothècaires, après seulement 30mn d'assaut, sont au bord des larmes et de la crise de nerf. Je regarde leurs mains, à la recherche de traces de morsures. Faut dire que les insultes et les critiques fusent de tous les côtés. Il aurait fallu faire ceci, moi j'aurais pensé faire comme cela... Et pourquoi ils ont pas eu l'idée de ... ?  C'est scandaleux, nul, irresponsable... des abrutis, des incompétents... blablabla... (Ouaip... et sûrement bénévoles en ce samedi matin... vu la prodigalité actuelle dans les services publics.) J'entends un des organisateurs qui essaie d'expliquer que c'est la première fois, que ça fait déjà des mois qu'ils y travaillent à un quarantenaire exaspéré et borné. Je me dis qu'il parle dans le vide et qu'il aurait aussi bien fait de remplacer ses explications par un "Bah t'avais qu'à pas venir pauvre con si t'es pas content" à haute teneur en défoulement.

    Je remercie la terre entière, en mon for intérieur, de n'avoir jamais mis les pieds dans un magasin un jour de début des soldes.

    Je ressors de la mélée avec une pile de romans, presque tous policiers, puisque le hasard m'a fait arriver devant ce rayon là.

    J'ai mérité mon chocolat chaud et mon croissant, pris de l'autre côté de l'avenue, en continuant, fascinée, à observer les combattants.

    Deux heures plus tard, je repasse, après les courses. Beaucoup moins de monde. Des étiquettes ont été ajoutées au dessus des stands pour guider les passants. Je me fraye, sans avoir à tuer personne, un chemin vers les romans. C'est agréable de ne plus entendre les frustrés et les impatients et les malpolis et les cons braire.

    Du coup, je prends le temps d'examiner les différentes caisses.

    Butin de la journée: 31 romans!!

    Je suis en train de les ranger. J'ai dû réorganiser ma bibliothèque afin de  liberér une étagère pour cette P.A.L n°2 qui vient doubler le volume de la première.

    Mon grand bonheur (oui... j'ai été jusqu'à couiner d'excitation) c'est d'avoir trouvé trois romans de Percival Everett. N'en déplaise à J. qui ne le trouve pas assez réaliste dans les détails, j'ai adoré Blessés, l'année dernière et l'avoir enfin, à moi, dans ma bibliothèque éclaire mon morne weekend.

    Mon seul regret est de n'avoir trouvé aucun grand classique de la littérature... mais je m'y attendais.

    Je les lave (oui, c'est comme ça, vous voyez que je n'ai rien contre les douches ou un minimum d'hygiène. Mon honneur est sauf?) et je les classe amoureusement.

     

    Des livres déjà lus mais que je ne possèdais pas: Rage (Backman = Stephen King), Un Arsène Lupin en gros caractère pour gros myope comme moi.

    Une grosse majorité de policiers/thillers: un roman de Brigitte Aubert,un autre de Koontz et des tas d'auteurs inconnus de moi jusqu'à ce jour.

    Trois romans de S.F.

    Un récit fantastique choisi et présenté par Borgès

    Deux recueils de nouvelles.

    Beaucoup beaucoup de littérature étrangère et même, un roman en v.o. anglaise.

    Alva & Irva (E. Carey) qui a l'air complètement bizarre...

    Un roman Folio, La moisson d'hiver, avec une reliure spéciale, cartonnée, ça fait bizarre...

    Et même un roman "initiatique pour découvrir la Bible" (vous en saurez plus quand je l'aurai lu c'est à dire dans une dizaine d'année...)

  • Nouveautés rayon boite aux lettres

    100_1177.JPGC'est noël! Plein de livres font avec optimisme leur entrée chez moi cette semaine (sans savoir que la file d'attente en P.A.L. frôle l'éternité).

    Je commence par le plus intrigant, le petit .2 , si vous n'avez pas entendu parler de ce nouveau format prétendument révolutionnaire, c'est que vous travaillez trop.

    Alors là, je vous préviens tout de suite, je n'y suis pour RIEN! C'est Amour, la fashion-victim de la maison, qui a craqué. J'ai commencé par râler que c'était n'importe quoi... et la curiosité l'emportant toujours sur mes vilaines manières, j'ai fini par partager un peu de son impatience.

    Il est arrivé hier et je sens que c'est LE truc pour crâner au boulot. Microscopique pour 982 pages, très léger. Ecrit dans le sens parallèle à la reliure, au cas où vous n'auriez pas suivi. Mais ça semble rester lisible, bien que petit.

    Par contre faites gaffe si vous fréquentez des fumeurs et planquez vos gadgets,  ils pourraient être tentés de se rouler des clopes dans les pages en papier à cigarette. Un vice qui coûte presque aussi cher: 13 euros le mini-livre...

    Voilà... Je ne compte pas le lire avant un bout de temps, je ne suis pas attirée plus que ça par le titre en question. J'ai tout de même pris quelques photos. Le gros fait 550 pages, le petit presque 1000!!

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    Je termine avec deux nouveaux partenariats obtenus grâce à Livraddict et à Babelio:

    nouveaux livres, c'est une fille!!, ou alors c'est un garçon, vous croyez qu'ils se reproduisent en bibliothèque? , les petits avec les gros? , partenariat, Ils sont pas mignons? C'est beau quand la famille s'agrandit!

  • Théorie des correspondances

    Introduction, aujourd'hui, car deux annonces importantes:

    Je ne vais pas tarder à vous soumettre un petit sondage concernant quelques changements à apporter au blog d'ici l'été. J'ai noté que le noir et les couleurs criardes dépareillées posaient quelques problèmes. Mais surtout, vous ne trouvez pas qu'on parle un peu trop de livres ici? Ah! Nostalgie de l'époque où je racontais ma vie en termes plus ou moins cryptés... D'où:

    Les nécessités d'un hiver tardif mais rigoureux dans ma vie amicale et la conjonction d'un livre qui s'y prête me font pousser cet appel au secours: ECRIVEZ-MOI!!!

    Des commentaires, des mails, de longs poèmes d'amour, une liste de course, vos prévisions pour le tiercé... tout ce que vous voulez mais... s'il y a quelqu'un sur ces pages, animé de bonnes intentions, qu'il se manifeste et m'écrive! On n'aurait pas idée de passer chez quelqu'un, de se servir dans le frigo et de ressortir sans dire bonjour. Faites comme si j'étais un frigo! (On est pas si loin du compte.)

     

    Pour ceux qui aiment le noir et m'écrivent déjà, parlons lecture!

     

    une forme de vie, amélie nothomb, autobiographie, roman, ou les deux en même temps, irak, guerre, obésité, correspondance, échanges, lettres, amitié, j'adorerais recevoir tout ce courrier!!Une forme de vie, Amélie Nothomb

    Avis chrono'

    Le livre qu'il me fallait pour retrouver du plaisir à lire Amélie Nothomb. Un thème - la correspondance - qui m'attire, des passages brillants... Un mélange habile et intrigant entre éléments biographiques et fiction. Un humour bien dosé et des propos carrément acides sur ses lecteurs... Pour la peine, je lui pardonne la fin ratée.


    "Un lien ne me paraît complet que s'il comporte une part de correspondance."

    Me revoici en pleine Love Story, bon sang que ça fait du bien! C'est que nous étions brouillées, moi et Amélie N.  Vous savez comment c'est, on se tourne autour, on se dit qu'on est bien l'une avec l'autre et puis c'est le drame, un mot de travers et nous voilà fâchées.

    Avec le sabotage amoureux, nous avions échangé nos premiers sourires, avec Mercure j'avais entériné notre rapprochement et avec Stupeur et tremblements... Il y a eu consommation...

    Puis après quelques années de hauts et de bas, il a bien fallu nous rendre à l'évidence, la passion du début s'était émoussée et puis... est arrivé Le voyage d'hiver... Le coup de froid fatal. La rupture.

    Mais voilà, c'est le printemps, saison des amours, je succombe à nouveau au charme de cette auteure belge et pourtant, je l'ai vue à la télévision il y a moins de deux mois. Mon dieu qu'elle est affreuse, elle me fait peur et sa voix me terrifie... Vraiment, on a pas idée, quand on est un auteur, d'exister en vrai! Tsssss...

     

    Le premier plaisir, dans Une forme de vie, c'est l'intrigue à proprement parler.
    L'auteure reçoit dans son courrier des lecteurs une lettre d'un soldat américain basé en Irak. De réponse en réponse, se crée un attachement. Celui-ci lui dépeint sa tragique réaction au stress de la guerre: il mange, mange, mange et devient plus qu'obèse.

    "Je me dis: Là, je dois être en train de grossir. Ma panse commence le boulot. C'est fascinant d'imaginer la transmutation de la nourriture en ce tissus adipeux. Le corps est une sacrée machine."

    Là dessus, Amélie Nothomb nous sert ce qu'elle fait le mieux, du bizarroïde, le gars s'imagine que son tas de graisse est une femme fondue en lui...
    On s'y fait. C'est Nothomb, quoi. C'est même pour ça que je l'aime. Même si ça m'exaspère. Mais cette excentricité est brève, le sujet est bien traité, original, les lettres sont délicieuses.

    La seconde couche est encore meilleure: l'utilisation d'une expérience personnelle  (qui fait classer ce livre dans les autobio) autour du thème de l'écriture, de la correspondance. Amélie Nothomb répond aux lettres de ses lecteurs et dans ce roman, à diverses reprises, elle en parle et j'ai trouvé ses propos pleins de bon sens.

    "De même qu'il ne suffit pas d'écrire un livre pour être écrivain, il ne suffit pas d'écrire du courrier pour être épistolier."

    "Il y a des gens qui gagnent à être cotoyés et d'autres qui gagnent à être lus."

    Elle évoque les types de lettres reçues, de la demande d'argent sans délicatesse à la déclaration d'admiration absolue et sa façon de les ouvrir, de les trier. Elle parle de l'évolution possible de ces échanges, qui pour certains deviennent de véritables amitiés durables.

    La réflexion sur ce qu'on perd en perdant un correspondant m'a plu. "Pourquoi un ami d'encre et de papier vaudrait-il moins qu'un ami de chair?" La réaction face au silence brutal de l'autre... Evidemment, ça ne pouvait que me séduire...

    Enfin, elle n'est pas tendre avec certains de ses lecteurs!! Ne leur fait cadeau d'aucune langue de bois! J'ai adoré ces passages, assez nombreux!

    "Je reçois très souvent des missives dans lesquelles le destinataire a oublié ou n'a jamais su qu'il s'adressait à moi ou à quelqu'un. [...] et cette personne m'envoie une réponse qui n'est pas une réponse [...] parce que rien dans son propos ne signale qu'il a lu le mien."

    Ne dirait-on pas qu'Amélie a lu mon Petit guide de politesse à l'usage des blogueurs venus se faire un peu de pub??

     

    Ce livre pour...?

    Ce livre pour moi. C'te blague. Je prête pas mes amoureuses.

  • Que signifie "SoundAndFury"?

    soundandfury,le bruit et la fureur,graeme allwright,faulkner,shakespeareQue signifie "SoundAndFury"?

    Dans mon prochain article, je vais parler de Shakespeare! La question m'ayant été posée il y a peu, c'est l'occasion ou jamais d'expliquer à mes nouveaux lecteurs (s'ils existent) et aux anciens non-initiés, le choix de mon pseudo.

    Quand j'étais jeune -c'est dire si c'est loin -  on écoutait à la maison un morceau de Graeme Allwright intutulé "Tomorrow and tomorrow...".

    Comme je le connaissais par coeur, j'ai reconnu, bien plus tard, en lisant ce roman que j'adore de Faulkner, Sound And Fury (Le bruit et la fureur), une phrase de cette chanson et j'ai alors appris qu'il s'agissait d'une citation de Shakespeare, mon auteur de théâtre favori!

     

    "Life: it is a tale told by an idiot -- full of sound and fury, signifying nothing."

    Shakespeare, Macbeth, acte V scène 5.

    (Traduction personnelle: La vie est un conte fait par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui n'a aucun sens / qui ne signifie rien.)

     

    Définition que je trouve magnifique.
    Cette confluence de références a donc inspiré le choix de mon pseudo.

    Mais papa Shakespeare ne vous en voudra pas de continuer à abréger en Sound'!

  • Fournitures scolaires

    les gommes, alain robbe-grillet, nouveau roman, polar, policier, a ba la chronologie, labyrinthe, Les gommes, Alain Robbe-Grillet

    Avis chrono'

    Agréable surprise avec ce roman déroutant mais qui se laisse tout de même comprendre. Un bijou d'allusions dissimulées et de jeux d'énigmes! Un polar qui aurait presque une intrigue avec un crime qui n'en finit pas de finir et des quasi-personnages.


    Une relecture! Oui, vous ne rêvez pas! C'est déjà un exploit en soi et quand vous saurez que ce même roman, lu en 2006 avait reçu de moi dans mon petit classeur jaune ce commentaire définitif "L'auteur a écrit avec les orteils" il était très improbable que j'y remette jamais les pieds et pourtant...

    Quelle promotion! Cette fois, j'ai aimé. Beaucoup... Voilà qui va faire plaisir à certaines d'entre vous, grandes relectrices!

    Vous allez voir comme je vais bien vous vendre ce vieux Nouveau Roman des années cinquante...

    Résumé:

    19h30, le tueur tire sur la victime. La balle va prendre quelques détours (elle va mettre 24h à finir le boulot), durant lesquels nous allons suivre Wallas, chargé de cette délicate enquête... Toute une journée à errer dans une ville labyrinthique, à échaffauder des hypothèses autour d'un crime dont le lecteur connait dès le départ tous les détails: identité du tueur et des commanditaires, déroulement minutieux du crime...


    Mon avis rien qu'à moi que j'ai pas copié chez les autres:

    Et pourtant... C'est un grand tour de force de bâtir une intrigue policière sur l'impression qu'il n'y a plus rien à découvrir! Quand presque chaque page est un indice...

    La fin vous surprendra tout de même, s'il vous vient l'envie de vous lancer dans ce roman. Comme une nouvelle, ça ne prend toute son ampleur qu'à la seconde lecture. Avec un peu d'expérience aussi. (Whouah.. j'ai vieilli, alors...? Zut)

    Attention, le style est spécial. Il ne faut pas être trop attaché à ces choses futiles que sont une chronologie, une attribution nette des paroles à un locuteur identifiable ou une envie de  bien comprendre ce qui arrive. Quelques scènes "fausses" se glissent de ci, de là et on tourne en rond comme dans un aquarium. Un aquarium rond. Parce qu'il y en a aussi des rectangulaires. Pensez au marque-page pour éviter l'impression de relire un passage qui ressemble à douze autres.

    Pour les amateurs, il y a encore beaucoup à dire dans ce roman... Par exemple, sur le tarot marseillais (là, je cède la parole à mon charmant collègue E. ) et à l'histoire d'Oedipe qu'il vaut mieux connaître un peu pour admirer le travail hallucinant de Robbe-Grillet.

    Hé! Et pourquoi les gommes, au fait? Pendant tout le roman, Wallas cherche une gomme précise, LA gomme idéale. Le Graal de la papeterie! Pendant que l'assassin lui passe sous le nez...
    Ce pauvre garçon n'est jamais où il faudrait... Il cherche aussi un docteur pendant une bonne centaine de pages et quand il le trouve... L'entrevue nous est résumée en trois lignes et ne sert à rien... Un livre agaçant... Comme j'aime ça!

    Conclusion:

    Est ce que j'ai pas été gentille avec ce livre que je détestais? Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis!

    C'était tellement bien que je me suis lancée dans La Jalousie, du même auteur... Aïe aïe aïe...

     

    Ce livre pour...?

    Les curieux qui veulent changer un peu de Marc Levy. Naannn... Je plaisante! Faut éviter un choc pareil! Je vais me retrouver avec des homicides involontaires sur le dos!

    Ce livre pour les amateurs de polars audacieux, capables de résister à d'impitoyables descriptions mortelles et assez patients pour arpenter un déroutant labyrinthe de 260 pages sans appeler Spiderman ou maman à l'aide!