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  • O. L.

    filles lionLes filles au lion, Jessie Burton

    Le premier roman de Jessie Burton, Miniaturiste, est sur ma liste depuis plus d'un an (il faut vraiment que je fasse du ménage, que je reparte à zéro, sa longueur me décourage).

    Une partie de l'intrigue se situe en Andalousie, pendant la guerre d'Espagne (le temps des filles au lion, j'ai mis de côté ma faible appétence pour l'Espagne). L'autre à Londres, dans les années soixante. Le pont entre les deux époques c'est ce fameux tableau des jeunes filles au lion et la présence, chaque fois, d'une jeune femme qui peine à s'affirmer et qui va être soutenue par une autre. Soit Une Olive ou une Odelle, et un lion (je me sens en devoir d'éclairer mon titre, aujourd'hui). 

    On attend bien sûr sagement ce fameux moment où l'intrigue dans le passé va éclairer la présence du fameux tableau dans l'intrigue postérieure, suspense qui se maintient à peu près jusqu'aux deux tiers. Tout tient dans mon "sagement". Si le cadre historique est plaisant, que les personnages féminins sont plutôt attachants, et que l'écriture est agréable, je n'ai pas été émue.

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  • Ponts et chaussées aux moines

    piliers, terre, follett, historiqueLes Piliers de la terre, Ken Follett

    C'est ma façon de contribuer à l'ambiance estivale, je lis les grandes sagas que je laissais de côté depuis longtemps.

    Est-ce la peine de présenter cette l'oeuvre que tout le monde semble avoir déjà lue ?

    Ambiance historique, Angleterre, XIIe siècle, les pauvres meurent en couches ou crèvent de faim, les nobles se querellent pour diriger le royaume et les moines prient.

    Tom le bâtisseur a pour ambition de bâtir une cathédrale et s'installe à Kingsbridge sous la protection du prieur Philip. 

    J'ai trouvé à l'ensemble le charme des pages rondement avalées. La lutte des bons, des pieux et des indigents contre la brutalité des despotes et les manigances des ambitieux, c'est plutôt efficace comme ressort. Au moins, cette fois, je ne me suis pas perdue. Il n'y a pas un nombre démesuré de personnages, en gros deux générations, et se sont les mêmes (ou leurs enfants) qui s'affrontent du début à la fin en deux camps bien nets, pas de surprise.

    Les femmes sont humiliées, exploitées et violées régulièrement, comme il se doit dans un roman historique qui se situe à plus de cinquante ans de distance de l'ère Macron. En alternance avec des épisodes de romance. 

    La cathédrale suit le mouvement des protagonistes, tantôt elle se bâtit, tantôt elle se fait débâtir et c'était une bonne idée. Je n'ai guère progressé en architecture, c'est ma principale doléance. 

    J'ai apprécié, je comprends le succès. Je n'irai pas lire la suite, sauf accident de bibliothèque.

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  • Nom à se coucher dehors

    nom à particules,delzongle,dust,un nouvel aspiro n'y suffira pasDust, Sonja Delzongle

    Bouh c'était hyper sombre comme thriller... et par-dessus le marché, gore.

    Je reconnais qu'en partant d'une réalité aussi atroce que le massacre des albinos en Afrique, base d'un trafic de produits d'origine humaine supposés apporter chance, bonheur, pouvoir, santé, etc., on ne pouvait guère parvenir à un résultat léger. Fallait-il en plus que l'enquêtrice principale, Hanah Baxter, soit accro à la cocaïne ? (sans que ça pose un problème à quiconque, sauf à moi).

    Hanah, profileuse,  se rend au Kenya pour aider à une enquête qui piétine : des croix tracées au sol avec quantité de sang et aucun cadavre à l'horizon. Le meurtrier en série est rapidement présenté au lecteur, qui, s'il a un peu de jugeote, obtient rapidement son identité. 

    Tout l'intérêt du roman repose donc sur ces deux enquêtes parallèles, celle du tueur aux croix de sang et celle des meurtres d'albinos. Il faut quand même avoir envie de lire des horreurs pour se lancer là-dedans. Prostitution infantile, violences, gangs, sida... 

    Si on peut parfois à l'issue d'une lecture avoir envie de voyager pour visiter les lieux, je peux sans trop m'avancer vous dire que ce ne sera pas le cas cette fois. 

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  • Faucille filante

    cosmonautes, gagarine, elitza gueorguievaLes cosmonautes ne font que passer, Elitza Gueorguieva

    J'ai pioché largement dans la sélection Folio cet été... Un peu de tout, pour découvrir. J'ai commencé par celui-ci qui aurait pu être un roman japonais et !?? mais qui n'est que Bulgare et loufoque. 

    Au travers des yeux de la narratrice, une fillette qui grandit en Bulgarie en rêvant de devenir Youri Gagarine, on découvre une version des années 80 différente de celle qu'on a nous-même connue (les moins de 35 ans n'arrivent pas ici), de l'autre côté du mur soviétique.

    C'est un récit à la 2e personne, il faut un peu de temps pour s'y faire. Je n'ai pas adoré, mais j'ai été sensible à un certain humour diffus, qui naît, comme souvent dans les récits confiés à des enfants, du décalage entre ce qu'elle comprend et ce que le lecteur déchiffre. 

    Le retournement brutal des valeurs, par exemple, suite à la fin du communisme. On avait à manger, il n'y a plus rien. Mais les parents qui ouvraient grand les robinets pour couvrir des conciliabules dans la salle de bain semblent ravis de la nouvelle situation, au contraire du papy communiste convaincu qui se retrouve dans le mauvais camp. 

    Il y a beaucoup de détails qui reviennent en boucle, des histoires de chiens, de cousins, de placards... je suppose que ça peut paraître un peu lourd ou un peu froid comme récit. Ou alors c'est du comique de répétition (paraît que c'est mon genre).

    Un roman original, pas tout à fait dans mes goûts mais pas loin non plus. 

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