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Ciel leur mari !

c'était obligé le titre en anglais?,se bonifie avec le temps,rebecca lighieri,husbandHusbands, Rebecca Lighieri

Je vous sous-titre la v.o. pourtant française : c'est une histoire de maris. Un beaux tas de cons qui rendraient n'importe quelle nana un peu sensée lesbienne dans la minute. Non que j'aie quelque chose contre les conversions, mais à partir du moment où le pape trouve ça à la mode, par principe, je vais m'opposer.

C'est effrayant d'ouvrir un roman et de devoir supporter pendant des dizaines de pages la vulgarité de mecs qui ont la cervelle placée de telle façon que leurs oreilles ressemblent à s'y méprendre à des testicules... Si la majorité des hommes ressemblait à ces types pour qui le summum de la sexualité consiste à taper comme des brutes au fond des vagins - alors que même au foot, le franchissement de la ligne suffit - il y aurait des files d'attente devant les couvents. Dieu sait ce que ces dames manqueraient !

"C'est pas Dieu qui va te fourrer sa grosse bite au fond de la chatte ! Parce que je te connais Delphine, je te connais mieux que tu ne te connais toi-même : en matière de cul, tu as de gros besoins".

Je suis restée furax un bon moment... Mea culpa. Je me suis un peu calmée par la suite (bien après le milieu - finalement, parfois, ça a du bon d'aller au fond des choses). Après tout, ce n'est pas un panel d'étude sociologique. Ni le manuel du cours de virilité. C'est peut-être juste un roman et il faut que je me calme.
Alors l'idée est-elle de nous apprendre à distinguer le vrai salaud pathologique du salaud accidentel et du salaud par dépit? Hmmm quand même... Si je devais relire Les garçons de l'été, j'aurais un regard différent sur la vigueur des beach boys.

Revenons à nos husbands. Ils sont trois et se rencontrent sur un forum candauliste. Les candaulistes, ce sont un peu des écologistes. Vous savez, ces forums où l'on met à disposition des voisins la tondeuse, le fer à friser ou l'appareil à raclette, parce que chacun possède un exemplaire d'un appareil qui ne sert réellement que cinq heures par an ? (un peu plus pour la tondeuse, mais le calcul de la moyenne est plus complexe car il faut prendre en compte la surface des terrains). Les candaulistes c'est tout pareil, sauf que c'est leur femme qu'ils proposent entre deux périodes où ils en ont l'usage pour la cuisine, le décorum, taper dessus ou dedans, ou pour gagner de l'argent.

[ Aparté : si vous avez déjà attaqué l'écologisme par un des bouts suivants : usage répété du quinoa, couches lavables, toilettes sèches, café équitable, je serais vous, je me méfierais de l'historique de navigation de mon conjoint... ]

Tous trois sont donc dans une mauvaise passe.
Le gentil qui a épousé une fée du logis : Sa déesse du ménage a une liaison + une relation contre-nature avec son congélateur.
Le vieux qui a épousé une jeune et l'a modelée à ses goûts à coups de bistouri: Sa gourde aux oeufs d'or commence à exprimer des velléités d'émancipation.
Le racaille des banlieues qui a épousé une aristo : Sa bourgeoise lui fait sentir qu'il n'est qu'un raté mal dégrossi.

En résumé : leurs femmes ne filent plus aussi droit qu'avant et il faut qu'elles payent, ces putes. (J'ai fait une autre moyenne, celle des termes qu'ils emploient pour parler de leur moitié). C'est là que commence le thriller.

Petite précision, les trois maris prennent tour à tour la parole à la première personne. Toute notre génération semble définitivement incapable de faire l'effort de se projeter dans un personnage s'il ne dit pas "je".

Saurez-vous rendre à chaque Prince Charmant ce qui lui appartient ?

"Parfois, le seul son de la voix, son articulation précise et maniérée, ses formules pompeuses, la dignité affectée avec laquelle elle se déplace, tout cela me donne envie de la cogner, comme la pute qu'elle est au fond."

"Je sais y faire avec Lauriane, je sais comment la persuader qu'elle prend des décisions alors que je les prends pour elle."

"La mienne est déjà une pute. Pas besoin que je la pousse dans les bras d'un autre. Elle s'y est déjà vautrée et pour autant que je sache, elle continue".

Une fois rassurée sur que le fait qu'à partir d'un même point de départ, certains allaient un peu retrouver leurs esprits, j'ai su apprécier (je lui ai mis 15 sur Livraddict??) ce thriller surprenant. Il faudrait que j'aille voir ce que l'auteure écrit sous son vrai nom... ça pourrait être rigolo.

Bonne route si vous entamez la tournée pour les fêtes!  

Lien permanent Catégories : Psychiatrie 2 commentaires

Commentaires

  • Super article !
    Sans ce langage fleuri, j'aurais eu super envie de le lire. Mais le côté inutilement, répétitivement cru et bourrin me décourage un peu. J'ai donné.

    J'aurais mis plus de temps à l'appareil à raclette. Y a plein de gens en ville qui n'ont pas de jardin. Alors la tondeuse... A moins que tu ne parles de celle pour les cheveux. Auquel cas la superficie du terrain varie quand même assez peu.

  • Je crois pouvoir dire que ça n'est pas inutilement bourrin... ça doit traduire un peu l'état émotionnel complexe de ces messieurs, qui se traduit par un surcroît de violence. Et la violence masculine passe parfois par la domination sexuelle.

    L'un des trois est une sorte de "doux"... Un gentil, un prof. Très amoureux de sa femme, très "couple parfait", homme heureux. Manque de pot, elle est femme au foyer et pour moi, ça gâche un peu les choses. Et lui-même devient grossier quand la jalousie le pique.
    C'est humain...
    Je suis assez embêtée au fond. Je ne sais pas pourquoi je suis si sensible à la question des rapports de genres en ce moment. Je trouve que l'image du masculin mérite de progresser un peu.

    A ce propos, ce n'est pas auj la sortie des textes des "A" qui aiment les M/M ? ^^

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