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Psychiatrie

  • Débat PMA, synthèse

    Je ne sais pas si je dois être heureuse de l'engagement des gens ou dépitée... mais mon article sur le débat PMA est celui qui a été le plus vu de tout mon blog depuis son lancement. C'est bien la peine que je me casse le cul à lire des bouquins.

    Nous avons reçu le compte-rendu de tout ce qui a été écrit pendant ce débat. C'est un peu plus équilibré qu'à l'oral, forcément, puisqu'à moins d'arracher les portables des mains il n'était pas possible d'empêcher les gens d'écrire.

    Le mail nous enjoint, pour parvenir à une synthèse, de choisir 6 verbatims (2 bénéfices, 2 risques, 2 dérives). Et précise "Nous n’avons pas reclassé les verbatim qui auraient dû l’être". Autrement dit, jusque dans la synthèse, il sera possible de choisir des arguments "risques" dans la catégorie "bénéfices"...

    Compte-rendu - Bénéfices
    Compte-rendu - Risques
    Compte-rendu - Dérives

    Je vous laisse lire. Pour les plus joueurs, saurez-vous retrouver dans cette mélasse mes contributions? 

    Je conjure mes lecteurs dotés d'une cervelle compatible avec la mienne d'aller prendre le temps de quelques votes sur le site officiel des états généraux de la bioéthique. On s'amuse bien là bas aussi !

    https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/projects

     

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  • Travail d'amateurs

    zut pas assez rapide,livres sombres 2018 allons y, je vais eviter de faire trop de blagues dans cet articleTout, tout de suite, Morgan Sportès

    A quel moment dans ma vie, en me promenant sur quel blog, en écoutant quelle émission ai-je bien pu me dire : oh tiens un roman quasi documentaire sur l'affaire du gang des barbares, une séquestration, des tortures, ça a l'air chouette. Je vais l'ajouter à ma liste et avec un peu de chance je le piocherai au hasard à la médiathèque juste dans la période des fêtes. (je sais qu'il manque un point d'interrogation, j'hésite sur l'endroit où le placer. à votre disposition --> ?)

    J'ai rendu le livre, c'est dommage, vous n'aurez pas de citations fiables. Je voulais aussi vérifier comment l'auteur le présente au début. Il me semble qu'il insiste sur l'étiquette "fiction". Les noms sont changés, d'autant que certains procès doivent encore être en appel. Mais je viens de lire la page wiki consacrée à l'affaire Ilan Halimi, ça recoupe ce que j'ai lu dans le "roman".

    C'est très dérangeant. Le récit recrée pas à pas la démarche du chef et de chacune des autres personnes impliquées. De petits portraits en petits portraits, émaillés parfois de citations tirées du procès, on nous retrace la chronologie d'un crime atroce en plongeant loin dans ses racines.

    Ce qui gêne, c'est l'absence du Mal, le grand mal, la démence psychiatrique, le truc si étranger à nous-mêmes qu'il marque une nette séparation entre Eux et Nous. Entre ceux qui peuvent torturer un être humain à mort et ceux qui seront toujours de l'autre côté de la barrière.

    Je livre comme toujours une lecture personnelle - je ne sais pas si cette atténuation est de mon fait ou non - mais j'ai surtout vu dans le chef de bande un pauvre loser et dans le reste de la clique des abrutis, des gosses, un cruel manque d'éducation et de reconnaissance et seulement deux ou trois types vraiment dangereux.

    Le moteur de Yacef, c'est la colère. Il est respecté parce qu'il a déjà fait de la prison. Il veut faire de l'argent. Dans sa logique idiote et simpliste, les Juifs ont de l'argent. Il tente à de nombreuses reprises, habilement décortiquées dans le livre, d'entraîner de jeunes filles - qui ne sont bonnes qu'à ça de toute façon, utiliser leurs charmes pour chauffer des mecs - à draguer des commerçants juifs pour les attirer dans un guet-apens et les racketter.

    Et puis un jour, malheureusement, le poisson est ferré. Un simple vendeur de téléphones, qui - dans le roman en tout cas - se prétend fils du propriétaire de la boutique sans doute pour se faire mousser auprès de la jolie fille. Il est kidnappé. Ça doit durer trois jours. Sauf que les millions sont un mirage, la famille n'a rien et la police, de toute façon, n'a pas l'intention de créer un précédent en laissant la moindre transaction avoir lieu.

    L'apprenti gangster ne sait que faire de son kidnappé. La logistique n'était pas prévue pour plus que ça, l'appartement doit être reloué, on le transfère dans une cave glaciale - mois de janvier. Les autres gars qui se relaient pour le garder, jours après jours, en ont marre, veulent arrêter, s'agacent. Les plus gentils apportent au prisonnier à manger. Les plus cruels le font taire à coup de brûlures de cigarettes.

    Et les jours passent, impasse, avec Yacef qui négocie, qui menace ou supplie, qui fait descendre la rançon à un montant ridiculement bas, puis, en colère, fait remonter les prix le lendemain. Jugé amateur complet par la police, il se fait régulièrement raccrocher au nez par le négociateur.

    Le roman, d'ailleurs, évoque un peu ce problème de la réaction de la police. Qui pourtant ne pouvait pas prévoir la fin extrêmement tragique de la victime. Autre source d'étonnement, la quantité impressionnante de gens qui parlent et de gens qui savent, qui préfèrent ne rien dire ou, plus simplement, trouvent ça trop gros pour être vrai et n'y pensent plus.

    Ce serait un roman, je ne manquerais pas de vous dire que c'en est presque comique, ce pauvre gars pas foutu de monter correctement un coup, qui engage d'autres caïds, n'arrive à rien, ne peut jamais les payer, enrager encore plus de passer pour un raté et se monte tout seul en mayonnaise. Ces complices pas-vraiment-méchants mais assez bêtes pour devenir des monstres.

    Bref, c'est assez fort. Effrayant. Quitte à lire un bouquin qui balaie vos efforts pour garder un peu de confiance en l'espèce humaine, celui-ci est riche et nuancé

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  • Sans la Vue sur mère, finalement

    Je ne peux décemment pas laisser Dérapages en haut de ma page plus longtemps n'est-ce pas? Mais je n'ai presque rien lu depuis, la faute à ma petite sœur qui m'a enfin apporté mon cadeau de noël, à savoir la saison 1 de la série Orange is The New Black (mmh Alex...) - et je suis accro.  De plus, à force d'entendre parler partout de Game of Thrones, nous avons décidé d'attaquer à la fois la série tv et les trop nombreux romans... J'ai déjà un retard phénoménal sur ma comparse, je finis à peine le premier volume. Pour l'instant ça ne casse pas trois pattes à un canard côté originalité, mais donne tout de même envie d'aller plus loin.

    L'actu c'est aussi la frustration d'un livre audio génial emprunté à la médiathèque, La maison d'à côté de Lisa Gardner et... salement rayé ! M'en suis aperçue à la 21ème piste, autant dire que le suspense était à son comble et qu'il me FAUT absolument la suite, sous n'importe quelle forme, même en braille!

    J'ai même encore une autre lecture en cours...

    En attendant, voyons un peu Boris Vian, auteur mort - bonne nouvelle pour moi car je dois avouer que j'ai eu un peu honte après lecture du commentaire de Sophie Dieuaide, j'avais quand même salement bâclé en 5 lignes mon avis sur son roman et sans aucun sérieux - ce qui est mon habitude - mais d'habitude aussi mes auteurs sont bien morts ou bien à l'étranger. Je trouverai toujours profondément étrange et déroutant de savoir que quelqu'un écrit les livres que je lis. D'où la perturbation engendrée lorsque je déambule dans des espaces de dédicaces. D'ailleurs, j'ai séché le festival de BD, je n'ai assisté qu'à la soirée "Battle" de dessinateurs - ambiance déjantée ! Expérience sympa.

    Boris Vian? Oui, oui, j'y viens, demain peut-être si vous êtes sages.

    [  3 jours plus tard ^^ ]

    Inutile de râler, C'era (et à 3h tu ferais mieux de dormir) : vous n'avez pas été assez sages pour que je revienne, voilà tout!

    Quelle journée ! 45°C minimum dans l'atelier, pas d'air dans mon coin, un enfer, et ce soir juste au moment de partir, le ciel se couvre, une tempête éclate, des branches d'arbres se cassent, des trombes d'eau nous tombent dessus et de la grêle. Il ne fait plus que 22°C quand je monte dans ma voiture. Puis 26°C à la sortie de la ville où il ne pleut déjà plus. 33°C à l'entrée de l'autoroute. 40°C en arrivant chez moi.
    Snif, j'y ai presque cru pendant un moment ! On en est à combien? Une semaine comme ça, nuits et jours?

     

    Le point météo, c'est fait.

    Qu'est ce qui venait ensuite, déjà ?

    Oh! Le livre, ce livre ! Que j'ai adoré. Depuis que j'ai redécouvert l’Écume des jours à l'âge adulte, je succombe à la poésie étrange de Boris Vian. En livre audio, c'était parfait.

    Décidément, je ne peux pas abimer Boris Vian avec mes bêtises. Je vais lui faire un bel article tout neuf. Faudra encore attendre un peu !

     

     

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  • Deadline

    Je ne suis pas morte. Vous pensez bien que si c'était le cas, je vous l'aurais dit.

    Histoire de ne pas vous laisser poireauter comme ça et trépigner d'impatience dans l'attente de mes supers articles. Il n'y a qu'à voir le nombre de commentaires en mon absence...

    Je bouffe les cons qui veulent ma peau et je reviens. Bientôt.

    Néanmois, il faut fêter dignement le retour de Mireille! Ce n'est pas si souvent qu'une lectrice survit à un premier passage par ici, il faut fidéliser la clientèle.

    Un article gratuit au bout de 10 commentaires... c'est une idée à creuser...

    Je n'ai pas lu une ligne depuis dix jours. J'ai même dû rendre Scarlett à la médiathèque, son temps était écoulé. Mais je retourne chercher ma dulcinée sur son rayon dès que possible.

    Pas grave, en attendant, j'ai encore deux billets en retard de plus d'un mois! Je m'y mets ce we.

    Revenez, lecteurs et lectrices!!!  (et amenez des copains!)

    Il y aura Aristote et Paul Auster!  (Je sais, c'est nul, c'est trop mieux la littérature jeunesse... )

     

    En parlant de bonnes lectures, vous ne l'avez pas manqué, j'espère, cet article de Celeborn sur le club des cinq?

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  • Reportage de guerre - Entre CULTURE et CIVILITE

    Dix heures et deux minutes, sortie piétonne du parking souterrain, en face de la médiathèque de ***. Je suis en retard, Amour n'ayant pu se décider à renoncer à sa douche matinale. Non mais franchement, un jour pareil, prendre une douche! Quelle idée! C'est à se demander qui est l'homme dans cette maison...

    Une foule grouillante aux yeux hagards nous assaille aussitôt. Nous sommes cernés d'une masse fébrile d'hommes et de femmes, certains armés de poussettes fashion à trois roues, d'autres munis de sacs cabas à guidage manuel piqués à leur grand-mère. Les plus prudents font le guet à la périphérie, tendus et nerveux, cherchant à conserver un contact visuel avec leur éclaireur déjà à demi englouti dans la marée humaine.

    Moi, je fais la gueule, comme si je me trouvais au bord d'une sublime piscine à l'eau turquoise, sans maillot de bain. Je voulais arriver plus tôt pour éviter ça, justement.
    Ne pas avoir à me faire piétiner par des brutes.
    Ne pas avoir à entendre ces sages préceptes d'éducation: "vas-y, comme t'es petit, glisse toi devant, allez" prononcés en poussant un gamin réticent (ah! la sagesse intuitive de l'enfance!) lequel sera, dans moins de dix ans, incapable de patienter 3mn à la caisse d'un supermarché sans râler et qui, dans un futur bien plus proche, va se prendre trois coups de coude dans la figure, va se faire écraser les deux pieds d'un seul coup par une paire de sandales pointure 48 et sera sur le point de mourir asphyxié, le nez collé contre le postérieur volumineux d'une mère qui n'est pas la sienne... Sans que je lève le petit doigt pour extraire le marmot de l'arène où ses parents l'ont jeté en pâture. Sans dec' . ça en fait toujours un de moins de petit mal élévé gâté.

    Quelques heureux, arrivés avant nous, ressortent déjà du champ de bataille, triomphants mais ingrats, fulminants d'imprécations d'une extrême désobligeance, hurlées au ras de mes oreilles, adressées aux organisateurs, déjà débordés, accablés et, eux aussi, piétinés par la foule en délire.

    C'est vrai que c'est un beau bordel... Après une demi-semaine passée à écouter des ados tenter de me persuader mollement qu'ils ont bien compris les désagréments d'une société basée sur la consommation effrenée et le gavage publicitaire, j'ai vaguement honte d'être là...

    Les stands sont collés les uns aux autres, adossés à l'imposant bâtiment. C'est sûr... il aurait fallu étaler un peu plus... Le trottoir est blindé, les gens se bousculent, se tirent, se poussent. Il faut 20 minutes rien que pour se frayer un chemin jusqu'aux étalages et s'apercevoir qu'alors qu'on cherchait les CD, on est arrivé dans la douleur face au stand de revues d'équitation. Bah... on pourra toujours se mettre au poney le we prochain...

    Je me lance en soupirant dans la mélée. Je fais encore la gueule. J'aime bien ça, faut croire. De toute façon, je me connais, je sauve déjà pas les gamins en perdition (question de principes ou application du darwinisme), mais je suis tout aussi incapable de m'en prendre sauvagement à mes prochains et il me faudra encore plus de temps qu'aux autres pour parvenir aux tables, puisque prise de dégout pour ces cinglés qui sont prèt à tuer père et mère, j'en laisse passer quelques uns devant moi, sous le regard réprobateur d'Amour qui ne peut comprendre qu'il vaut mieux laisser les sauvageons s'entretuer.

    Je commence à apercevoir les caisses de livres. 4000 ouvrages, CD, revues, films, déstockés par la médiathèque à un euro pièce. C'est la première édition, et les bibliothècaires, après seulement 30mn d'assaut, sont au bord des larmes et de la crise de nerf. Je regarde leurs mains, à la recherche de traces de morsures. Faut dire que les insultes et les critiques fusent de tous les côtés. Il aurait fallu faire ceci, moi j'aurais pensé faire comme cela... Et pourquoi ils ont pas eu l'idée de ... ?  C'est scandaleux, nul, irresponsable... des abrutis, des incompétents... blablabla... (Ouaip... et sûrement bénévoles en ce samedi matin... vu la prodigalité actuelle dans les services publics.) J'entends un des organisateurs qui essaie d'expliquer que c'est la première fois, que ça fait déjà des mois qu'ils y travaillent à un quarantenaire exaspéré et borné. Je me dis qu'il parle dans le vide et qu'il aurait aussi bien fait de remplacer ses explications par un "Bah t'avais qu'à pas venir pauvre con si t'es pas content" à haute teneur en défoulement.

    Je remercie la terre entière, en mon for intérieur, de n'avoir jamais mis les pieds dans un magasin un jour de début des soldes.

    Je ressors de la mélée avec une pile de romans, presque tous policiers, puisque le hasard m'a fait arriver devant ce rayon là.

    J'ai mérité mon chocolat chaud et mon croissant, pris de l'autre côté de l'avenue, en continuant, fascinée, à observer les combattants.

    Deux heures plus tard, je repasse, après les courses. Beaucoup moins de monde. Des étiquettes ont été ajoutées au dessus des stands pour guider les passants. Je me fraye, sans avoir à tuer personne, un chemin vers les romans. C'est agréable de ne plus entendre les frustrés et les impatients et les malpolis et les cons braire.

    Du coup, je prends le temps d'examiner les différentes caisses.

    Butin de la journée: 31 romans!!

    Je suis en train de les ranger. J'ai dû réorganiser ma bibliothèque afin de  liberér une étagère pour cette P.A.L n°2 qui vient doubler le volume de la première.

    Mon grand bonheur (oui... j'ai été jusqu'à couiner d'excitation) c'est d'avoir trouvé trois romans de Percival Everett. N'en déplaise à J. qui ne le trouve pas assez réaliste dans les détails, j'ai adoré Blessés, l'année dernière et l'avoir enfin, à moi, dans ma bibliothèque éclaire mon morne weekend.

    Mon seul regret est de n'avoir trouvé aucun grand classique de la littérature... mais je m'y attendais.

    Je les lave (oui, c'est comme ça, vous voyez que je n'ai rien contre les douches ou un minimum d'hygiène. Mon honneur est sauf?) et je les classe amoureusement.

     

    Des livres déjà lus mais que je ne possèdais pas: Rage (Backman = Stephen King), Un Arsène Lupin en gros caractère pour gros myope comme moi.

    Une grosse majorité de policiers/thillers: un roman de Brigitte Aubert,un autre de Koontz et des tas d'auteurs inconnus de moi jusqu'à ce jour.

    Trois romans de S.F.

    Un récit fantastique choisi et présenté par Borgès

    Deux recueils de nouvelles.

    Beaucoup beaucoup de littérature étrangère et même, un roman en v.o. anglaise.

    Alva & Irva (E. Carey) qui a l'air complètement bizarre...

    Un roman Folio, La moisson d'hiver, avec une reliure spéciale, cartonnée, ça fait bizarre...

    Et même un roman "initiatique pour découvrir la Bible" (vous en saurez plus quand je l'aurai lu c'est à dire dans une dizaine d'année...)

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