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Ma tête comme si vous y étiez

658, john verdon, un titre facile à mémoriser c'est le carré de 25 plus 33, sinon vous ça va? , vous pensez à quoi? 658, John Verdon

Avis chrono'

En vitesse, quelques mots sur un thriller qui vaut presque exclusivement pour l'excellent mystère qui nous est donné à résoudre. Le reste, enquête, enquêteur et assassin est d'une banalité à mourir d'ennui.


Un thriller qui part sur d'excellentes bases. Pour une fois que ce ne sont pas les gentils qui cherchent à pénétrer l'esprit des méchants!

J'ai songé à la chambre jaune dès le début lorsque Mark Mellery reçoit cette lettre qui lui demande de penser à un nombre entre 1 et 1000. Mark pense donc - un bon point pour lui - au nombre 658 puis il ouvre, comme stipulé, la 2e enveloppe à l'intérieur de la 1ere et là, bien sûr, il est écrit 658.

C'est digne d'un tour de magie et il me semble que toute la réussite du roman tient en ces quelques lignes. On est obligé de se demander comment c'est possible. Surtout que le roman ne verse aucunement dans le paranormal.

Pour être un peu plus claire, je précise que ces lettres que Mark reçoit sont vaguement menaçantes, semblent faire référence à quelque chose dans le passé de Mark, du temps où il buvait beaucoup et réclament vengeance. Et un peu d'argent, aussi, à envoyer par la poste.

Mark fait appel à un ancien copain de fac, Gurney, à présent retraité de la police. Puis Mark meurt assassiné et Gurney se joint à la police pour enquêter. Puis d'autres meurtres semblables surviennent. Tout ceci n'a strictement aucun intérêt, l'enquête est d'un ennui mortel.

Mais les meurtres - et la lettre - ça c'est quelque chose ! Parce que la scène du crime est elle aussi très étrange. D'une part le tueur a apporté sa propre chaise, pour patienter un peu de nuit dans la neige. Mais il a aussi marché - toujours dans la neige - avant de se volatiliser. Plus aucune empreinte, au milieu de nulle part. Et il a laissé ses chaussures dans un arbre.

Ce mystère là, j'avais réussi à le résoudre, assez rapidement. Mais le nombre, bon sang, ce nombre, je me suis cassé la tête là dessus... Heureusement car, sinon, à quoi aurais-je bien pu m'occuper l'esprit pendant l'enquête de Gurney, je me demande. J'avais l'identité du tueur bien avant lui.

La fin est un classique du genre. Je pense que ça ferait un film correct. A condition d'y ajouter de bons acteurs. Et quelques scènes de sexe. Par exemple, Gurney hésite à se taper une nana. Un scénario malin ferait bien de passer à l'action.

Sinon ce pauvre Gurney restera ce qu'il est : un pathétique cliché ambulant du flic. Un fils mort. Une femme et un autre fils qu'il a délaissés à cause de son boulot. La retraite qui l'ennuie, l'envie de reprendre du service qui le démange.

Et je vous passe les multiples scènes domestiques, l'incompréhension, les longs silences. Sa femme qui le regarde, navrée. Mais qui l'écoute et qui est quand même une bonne épouse tendre quand il faut... bla bla bla.

 Je n'ai pas aimé les personnages, mais l'idée des crimes était géniale. A mon grand soulagement je n'ai pas été déçue par la solution. Elle était logique mais je ne l'ai pas trouvée, je m'incline de bonne grâce.

 

Lien permanent Catégories : Pharmacie 5 commentaires

Commentaires

  • Même impression générale que toi. J'en ai un autre de lui à lire, j'espère que ce sera un peu plus original !

  • Bon sang, j'adore ce genre de mystère ! Même si ce qui l'entoure a l'air peu innovant, j'ai envie de savoir ce que signifie ce nombre, et cette histoire de crimes, de chaise et de chaussures dans les arbres ! :)

  • Tiens, je n'ai pas eu la curiosité de regarder ce qu'il a fait d'autre. ça parle de quoi? ça a l'air d'être dans la même veine énigmatique?

  • @ Solessor: Bien d'accord avec toi, toute la force du livre est là. Le plaisir des romans policiers à l'ancienne, avec le bon gros mystère à priori insoluble! ^^

    Il y a un mystère bonus, avec ce roman: je ne sais pas comment il est arrivé à la maison. Très visiblement, je l'ai reçu en provenance directe de l'éditeur. C'était il y a des mois (plus d'un an...) et je n'ai jamais compris comment ils avaient obtenu mon adresse. Ce n'était pas un part' Livraddict...

  • Ah ah, à voir directement avec l'auteur... ou le coupable dans le livre ? Déménage, vite ! ^^

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