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ne pas me dire que les contes de fée sont de base misogynes

  • La morgue lui va si bien

    Contes_crimes_dubois.pngLes contes de crimes, P. Dubois

    J'ai dû entendre vanter ce livre dans ma précédente vie, cette vie de prof, celle où l'on me répondait quand je posais des questions...
    Les contes de fée étaient à la mode, Perrault faisait un petit tour au Bac et les "réécritures" hantaient déjà le programme (et continuent sans doute). Jamais trop compris ce concept du "réécrire", comme si un texte pouvait sortir du néant ou, au contraire, comme s'il fallait bénir les fainéant.e.s qui commencent où finit le travail d'un.e autre.

    Pour faire la garniture d'un conte de crimes, prenez un conte de Grimm (ou autre - malchance de malchance, Peter Pan a réussi à se glisser dans le lot, et je l'ai encore moins aimé que celui de Barrie) et videz toute une bouteille d'hémoglobine, opérez une translation temporelle vers un contexte contemporain puis ajoutez des motivations assassines à un personnage sur deux.

    Pour ce qui est de la sauce stylistique, toute en tournures qu'une église baroque accuserait de surenchère, je ne commente pas, c'est une question de goûts, ils sont tous dans la nature. Mais si vous aimez, ne vous invitez pas à ma table vous seriez déçu.e.s

    Le résultat ne manque pas de piquant, si on aime croquer des machins sanguinolents.

    Je vous ai gardé le meilleur pour la fin : au centre du plat, la plâtrée indigeste de misogynie. Pas une femme n'échappe à ce choix cornélien : voyons, je préfère être une criminelle qui ne rêve que d'assassiner, tromper, voler ou bien la femme d'un homme qui travaille pour subvenir à mes besoins, en échange de quoi il est en droit d'attendre du sexe ? 
    Comme il n'est pas bon de frustrer une femme, laquelle pourrait sombrer dans l'hystérie, vous pouvez prendre les deux options.

    Vous l'aurez compris, la prochaine recommandation de cet ouvrage ne passera pas par moi!