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La rivière à l'envers

moby dick tiens toi bien j'arrive !,quitte à lire moins autant lire mieux,caricature de la femme casse pied,voyage dans le passé,maison sur le rivage,daphné du maurierLa maison sur le rivage, Daphné du Maurier

C'est une écriture un petit peu surannée - j'adore - ça se sent surtout dans les dialogues, de façon légère, indéfinissable. C'est comme si les personnages étaient tous un peu guindés, même quand ils sont mari et femme, même quand monsieur s'adresse à ses beaux-fils. L'intimité, mais d'un peu plus loin. Voilà, ça ce sont les lectures de ma jeunesse. Même en s'assassinant les uns les autres dans Agatha Christie il se respectent, se saluent, soulèvent leur chapeau et ont un langage chatié.

En ce moment au boulot il nous arrive des cargaisons de nouveaux toutes les semaines. Je leur serre gentiment et avec le sourire la main le lundi. Je les vouvoie comme il se doit - c'est à dire comme je préfère. Et le mardi c'est tout juste s'ils me tapent pas dans le dos en me claquant la bise sans trop me laisser le choix. Je n'en peux plus des gens dans mon espace. Je vais demander une grotte lors de mon entretien annuel...

Le héros du récit arrive seul dans une maison de campagne prêtée par son vieil ami le professeur Magnus. Sa femme et les enfants de celle-ci ne le rejoindront que plus tard. Encore aura-t-il tout tenté pour retarder leur arrivée. Il y a en arrière plan de ce récit leur relation de couple. En clair : la plupart du temps, il en a plein le dos d'elle, de ses amis, de son désir d'aller vivre aux Etats-Unis. Elle est un gros caillou dans sa chaussure.

Or, monsieur a fort besoin de ses souliers en se moment puisqu'il arpente les alentours dans tous les sens. Mais pas dans son époque. Grâce à une drogue confectionnée par Magnus, il voyage dans le passé et se promène dans une réalité alternative, révolue de quelques siècles. On suit, au fil de ses voyages, les aventures de ces personnages rencontrés dans le passé qui finissent par avoir pour lui bien plus de réalité et surtout bien plus d'importance que ceux de sa vie réelle, jusqu'à ce que se crée une certaine confusion.

Très belle illustration au passage de la mise en place d'une dépendance. Depuis le temps que je devais le lire, j'en suis très contente !

P.S. M'a fait beaucoup penser à Barjavel, mais en mieux.

 

 

Lien permanent Catégories : Médecine générale 4 commentaires

Commentaires

  • Je retrouve ma femme et ses chouettes tournures dans cet article.
    Le coup du caillou dans la chaussure du mec qui a pourtant grand besoin de ses pompes => top ! ^^

    C'est marrant, j'étais persuadée que tu l'avais lu pour le premier book-club auquel j'avais participé, sur le thème du voyage dans le temps. Cette autrice est dans ma PAL depuis une éternité, avec Rebecca. Je n'imaginais pas du tout qu'elle écrivait du fantastique. Tu donnes bien envie en tout cas.
    Et la mise en branle des phénomènes de dépendance, tiens tiens, encore un sujet qui me parle. Ta prochaine chronique va-t-elle traiter de la maladie d'Alzheimer ? ^^

  • Tu sais bien que la première règle du book club est : il est inutile de lire les livres pour le book club.
    C'est vrai que ça fait quelques sessions que je suis mauvaise élève. Moi non plus je la voyais pas dans ce genre là, Du Maurier, mais Marie l'avait lu (c'était peut-être elle qui l'avait proposé au club? ) donc je savais à quoi m'attendre.
    Pas de récit Alzheimer en vue. Je te laisse l'exclusivité du thème !

  • J'ai donné pour le moment, en ce qui concerne les lectures Alzheimeriennes. Quoiqu'il me reste celle des brosses à dents. J'ai dit que je le lirais pour mamy. Avant qu'elle vienne, tiens, si ça rentre dans mon planning.

  • C'est un pavé ?
    Je pense qu'à force tu vas finir par avoir fait le tour de la question. Et puis les livres, une fois en plein dedans dans la réalité... je ne sais pas si ça apporte encore du soutien :(

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